Retour

Présumée maltraitance à Ottawa : le contre-interrogatoire se penche sur la belle-mère

Un garçon de 13 ans d'Ottawa était de retour au palais de justice, mercredi, dans une affaire de présumée maltraitance. Au troisième jour du contre-interrogatoire, l'enfant a raconté que sa belle-mère le frappait lorsqu'il ne faisait pas ses devoirs et que son père la forçait à le faire.

La belle-mère du garçon, âgée de 36 ans, ainsi que son père de 44 ans, un agent de la Gendarmerie royale du Canada, ont été arrêtés en février 2013.

Les deux accusés, dont l'identité ne peut être dévoilée pour protéger la présumée victime, ont plaidé non coupables à des accusations de voies de fait graves, de voies de fait armées, de séquestration et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

La femme est également accusée d'agression armée sur l'enfant, tandis que son conjoint est aussi accusé d'agressions sexuelles causant des lésions corporelles et d'agression armée.

Au cours de son témoignage mercredi, le garçon a expliqué que sa belle-mère lui avait frappé deux fois les paumes avec une cuillère de bois, mais qu'elle ne l'avait pas fait avec autant de force que son père. Il a ajouté que son père avait regardé la scène.

Dans un témoignage précédent, l'enfant avait raconté que son père avait pointé une arme à feu sur sa tête, alors qu'il était ligoté dans le sous-sol familial. Mercredi, il a précisé que sa belle-mère a vivement réagi à la situation et qu'elle a demandé à son mari d'arrêter.

Au cours d'un autre incident, selon le témoignage de la présumée victime, sa belle-mère a pleuré, crié et tenté d'empêcher son mari de porter un couteau au cou de son fils.

Toutefois, sa belle-mère pouvait aussi être dure avec lui, a-t-il soutenu, expliquant qu'elle lui avait dit qu'elle ne reviendrait pas le voir alors qu'il était ligoté dans le sous-sol.

Depuis le début du procès, le tribunal a examiné quelque 160 photos de l'enfant, blessé et amaigri, lorsqu'il a été admis au Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario (CHEO) en 2011. Des vidéos filmées à l'aide d'un téléphone cellulaire, montrant le garçon nu et ligoté dans le sous-sol, ont aussi été présentées.

En 2013, la GRC avait précisé que l'ex-agent n'était pas en service actif depuis mai 2011, mais la raison fait l'objet d'un interdit de publication.

Le contre-interrogatoire se poursuit.

Avec les informations de CBC

Plus d'articles

Commentaires