Retour

Présumée maltraitance d'un enfant à Ottawa : le contre-interrogatoire du père

Un ex-agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'Ottawa doit subir son contre-interrogatoire, mercredi, dans une affaire de présumée maltraitance d'enfant.

L'ex-agent de 44 ans, père de la présumée victime, et sa femme, âgée de 36 ans, ont été arrêtés en 2013. Ils ont plaidé non coupables à des accusations de voies de fait graves, de séquestration et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à la vie.

La femme est également accusée d'agression armée sur l'enfant, tandis que son conjoint est aussi accusé d'agressions sexuelles causant des lésions corporelles et d'agression armée.

Leur l'identité ne peut être dévoilée, afin de protéger la présumée victime, qui avait 11 ans au moment des faits reprochés.

La victime battue et brûlée

Lors de son témoignage devant le tribunal mardi, l'accusé a raconté que son fils refusait constamment de faire ses devoirs, depuis que ce dernier avait emménagé avec lui, sa nouvelle conjointe et les fils de cette dernière, en 2009.

Qualifiant son fils de « rebelle », l'accusé a affirmé qu'il craignait que l'enfant le poignarde à mort.

En janvier 2013, un mois avant son arrestation, le père a affirmé qu'il ne pouvait plus faire face à la situation, ce qu'il l'a amené à menotter son enfant à un poteau au sous-sol. À d'autres moments, il a utilisé des chaînes pour empêcher son fils de bouger.

L'homme a admis en cour avoir frappé son fils, après l'avoir préalablement brûlé. Questionné par son avocat Robert Carew, il a souligné qu'il n'avait pas conscience de ce qu'il faisait à ce moment-là.

Hanté par des souvenirs pénibles

L'ex-agent de la GRC a raconté qu'en battant son fils, il était hanté par de mauvais souvenirs de maltraitance sexuelle, qu'il aurait subie au Liban lorsqu'il était enfant.

Il en était venu à croire que son fils personnifiait son agresseur. « J'avais l'ennemi en face de moi [traduction libre] », a-t-il expliqué en cour, en parlant de la présumée victime.

En septembre dernier, dans son témoignage, le garçon avait raconté avoir été séquestré au sous-sol, avoir subi des sévices et avoir été terrorisé par son père.

En cour mardi, l'accusé a soutenu que les mauvais traitements qu'il a fait subir à son fils étaient un mécanisme de défense, alors qu'il revivait des traumatismes du passé.

Il a mis fin à son témoignage en disant qu'il souffrait d'un trouble de stress post-traumatique sévère, de dépression chronique et de trouble dissociatif de la personnalité à la suite d'agressions sexuelles qu'il avait subies à l'âge de 8 ans.

Le procès devrait se conclure à la fin de la semaine prochaine.

D'après CBC

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine