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Procès d’Ian Bush : sa profonde haine de l’impôt confirmée par sa famille

Au procès d'Ian Bush, accusé du triple meurtre de l'ancien juge de l'impôt Alban Garon, de sa femme et de leur amie, les témoignages du fils de l'accusé Brock Bush et de son ancienne conjointe, dont on doit taire le nom, ont permis d'en savoir plus jeudi sur sa profonde haine envers l'impôt et ses problèmes financiers.

Un texte de Laurie Trudel

Ian Bush n’a pas fait de déclarations d’impôts entre les années 2000 et 2006. Il a reçu de nombreuses lettres du fisc le sommant de soumettre ces déclarations. Ces correspondances ont été présentées en preuve par la Couronne jeudi, à son procès pour triple meurtre.

Questionnée sur l’opinion d’Ian Bush face à l’impôt, son ancienne conjointe a indiqué qu’à plusieurs reprises, il avait affirmé : « Ces rats bâtards n’auront pas un seul sou de plus de ma part ».

Chaque question ou conversation au sujet de l’impôt se terminait en conflit, soutient son ancienne conjointe. C’est un sujet qui lui faisait hausser le ton et jurer régulièrement. Il pouvait devenir très en colère et elle devait lui demander de se calmer.

Brock Bush, appelé à la barre des témoins, a lui aussi confirmé que son père avait une profonde haine de l’impôt et était contre toute forme de taxation. Ian Bush aurait dit à plusieurs reprises à son fils que le gouvernement leur volait leur argent et qu’ils ne devraient pas devoir payer de l’impôt.

La famille Bush vivait des problèmes financiers au moment du crime.

Les discussions financières étaient très tendues chez les Bush. L’ancienne conjointe d’Ian Bush était celle qui subvenait aux besoins de la famille pendant de nombreuses années, en raison des problèmes d’argent de l’accusé. Sa compagnie Bush and Associates Consulting battait de l’aile.

La dame payait toutes les factures et c’est Ian Bush qui devait payer la location de la maison familiale, une propriété de sa mère, Constance Bush.

En 2007, l’ancienne conjointe de l’accusé l’a surpris en conversation téléphonique avec son frère, Norman Bush, lors de laquelle il était question d’un important retard de paiement de location. Elle se souvient que Norman Bush était furieux et criait au bout du fil.

Bien qu’Ian Bush ait eu l’intention depuis un bon moment d’acheter la maison de sa mère, celle-ci, devant un défaut de paiement aussi important, aurait été dans l’obligation de la mettre en vente.

À l’été 2007, la famille a donc dû déménager. C’est l’ancienne conjointe qui a dû s’occuper de trouver une nouvelle résidence pour la famille.

Des fausses cartes d’affaires déposées en preuve

Le contenu d’un porte-feuille découvert au sous-sol de la résidence de l’accusé a été présenté en preuve jeudi. À l’intérieur, plusieurs fausses cartes d’affaires s’y trouvaient, dont l’une d’Hydro Ottawa, une autre du gouvernement du Canada et celle d’un service de courrier.

D'ailleurs, selon des proches de Raymonde Garon, la victime avait reçu la visite d’un livreur trois jours avant le meurtre.

Sur plusieurs bouts de papier trouvés également dans le porte-feuille et déposés en preuve jeudi, on peut lire : « Quand les citoyens ont peur de leur gouvernement, c’est de la tyrannie, quand le gouvernement a peur de ses citoyens, c’est la liberté », « Ce n’est pas personnel, c’est politique » et « Pas de taxes ».

La Couronne soutient que c’est sa haine de l’impôt qui aurait poussé Ian Bush à commettre le triple meurtre de l’ancien juge Alban Garon, de sa femme et de leur amie. Bush a plaidé non coupable aux accusations de meurtres prémédités.

Les prochaines étapes du procès

Le procès fait relâche vendredi. Lundi prochain, le témoignage de l’ancienne conjointe de l’accusé doit se poursuivre au palais de justice d’Ottawa.

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