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Procès de Ian Bush : les trois victimes sont mortes par suffocation, confirme un expert

Au procès de Ian Bush, accusé du triple meurtre de l'ex-juge Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos, la Couronne a interrogé, mercredi, l'expert pathologiste qui a procédé à l'examen et à l'autopsie des corps des trois victimes.

Un texte de Laurie Trudel

Au tout début de son témoignage en matinée, le Dr Michael Pollanen, pathologiste judiciaire en chef de l’Ontario, a dû mettre en garde les jurés à l’effet que certaines photos prises au moment de l’autopsie pourraient être choquantes.

Les membres des familles des victimes n’étaient pas présents pour ce témoignage, à la suggestion de la Couronne, qui jugeait que ces photos pourraient les troubler. Le juge a également indiqué au public dans la salle qu’il pouvait la quitter au besoin.

Le Dr Pollanen a donné les détails de toutes les blessures observées sur les corps des victimes et a présenté les résultats de son analyse quant aux causes exactes de leur mort. L’expert a confirmé que les trois victimes sont mortes par suffocation, puisqu’un sac de plastique a été placé sur leur tête et a été serré au cou.

Dans le cas de M. Garon, une corde a également été utilisée pour l’étrangler avec une force importante. Le septuagénaire a été frappé à plusieurs reprises à la tête et au corps; il a subi une fracture du crâne et deux de ses côtes ont été fracturées. Il a aussi subi une blessure importante à l’oreille droite.

Une barre de métal noire saisie au domicile de l’accusé a été déposée en preuve par la Couronne. Le pathologiste Pollanen n’a pu nier la possibilité que cette barre ait pu causer de telles blessures à M. Garon. Lors du contre-interrogatoire de la défense, l’expert a toutefois précisé qu’il ne pouvait affirmer avec certitude qu’il s’agissait de l’arme du crime.

Les trois victimes ont subi des blessures aux bras et aux poignets, puisqu’elles ont été ligotées dans le dos et ont tenté de se défaire de leur liens. Mme Garon a subi une fracture de l’épaule gauche et plusieurs de ses côtes ont été brisées.

Toujours selon les résultats d’analyse du pathologiste, aucune cause naturelle ne peut expliquer la mort des trois victimes.

Le témoignage de la gérante du complexe immobilier se poursuit

L’après-midi de mercredi a été principalement consacré à la suite du témoignage de Nancy Bouillon, la gérante de l’immeuble à condos où résidaient l’ex-juge Garon, sa femme et leur amie.

Elle a donné des détails au sujet des lieux et des dispositifs de sécurité présents dans le complexe immobilier au moment du meurtre, en juin 2007. Son témoignage avait débuté la semaine dernière.

Le sergent James Killeen, technicien en identité judiciaire du Service de police d’Ottawa (SPO), sera le prochain témoin appelé à la barre, jeudi, après le contre-interrogatoire de Mme Bouillon.

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