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Procès de Ian Bush : un expert décrit le processus de collecte d'ADN

Ian Bush ne peut être exclu comme source possible de l'ADN retrouvé sur la scène du triple meurtre de l'ex-juge Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos, en juin 2007. C'est ce qu'a affirmé, jeudi, le technicien en identité judiciaire interrogé par la Couronne au procès de M. Bush.

Un texte de Laurie Trudel

Le sergent James Killeen a expliqué comment il a méticuleusement procédé à la collecte d'éléments de preuves dans l'appartement du chemin Riverside, à Ottawa, où les trois corps ont été découverts.

La Couronne a pris beaucoup de temps en matinée pour démontrer le professionnalisme de son témoin et l'équipement utilisé. Selon la Couronne, des mesures ont été prises afin de ne pas altérer la scène ni aucun élément de preuve avant l'analyse en laboratoire.

Deux des éléments de preuves envoyés pour expertise au Centre des sciences judiciaires de l'Ontario, à Toronto, par le sergent Killeen, soit un cheveu et un prélèvement de sang pris à l'aide d'un écouvillon sur la scène, sont particulièrement importants. Selon M. Killeen, une comparaison avec le prélèvement d'ADN effectué sur l'accusé en février 2015 permet d'en venir à la conclusion qu'il ne peut être exclu comme source de l'ADN retrouvé sur les lieux du triple meurtre.

D'autres photos troublantes présentées à la cour

Dans le cadre de son témoignage jeudi, le technicien en identité judiciaire a décrit des photos qu'il a prises de la scène de crime, où l'on peut voir les corps de M. Garon, de sa femme et de leur amie gisant au sol, dans le salon, un sac de plastique sur la tête.

Plusieurs photos difficiles à regarder ont été nécessaires pour expliquer le travail de collecte des éléments de preuves effectuée par M. Killeen. Ces photos ont provoqué des réactions dans la salle de cour, puisque plusieurs membres des familles des victimes s'y trouvaient.

Le sergent Killeen a aussi décrit des traces de pas observées sur les lieux du crime à l'aide de matériel sophistiqué, qui ont pu être comparées avec celles d'un soulier de sport de marque New Balance, qui ne correspondait à aucune chaussure retrouvée dans l'appartement des Garon ou de Mme Beniskos.

Le témoin a aussi mentionné qu'après avoir fait des recherches dans les appartements des trois victimes, aucun sac de plastique semblable à ceux utilisés pour suffoquer les victimes ni aucune corde semblable à celle utilisée pour serrer le sac sur la tête de l'ex-juge Garon, n'avaient été retrouvés. Les objets utilisés pour tuer les victimes viendraient donc d'ailleurs.

Les prochaines étapes du procès

Le procès fait relâche vendredi et lundi pour le congé pascal. Il reprendra mardi matin avec la suite du témoignage du technicien en identité judiciaire par la Couronne et le contre-interrogatoire de la défense.

Un expert en trajectoire de sang doit ensuite être appelé à la barre des témoins, suivi du biologiste expert en ADN qui a procédé aux analyses.

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