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Procès de Shakti Ramsurrun : la défense plaide la thèse des homicides involontaires

La défense au procès de l'homme accusé d'un triple meurtre prémédité dans le secteur d'Aylmer en 2012 soutient qu'il s'agit plutôt d'homicides involontaires.

L'avocat de la défense, Richard Dubé, a entamé la présentation de sa preuve et de ses témoins.

D'entrée de jeu, il a indiqué que le drame survenu dans la résidence du secteur d'Aylmer, le 23 mai 2012, dans lequel Anne-Katherine Powers, sa mère Louise Leboeuf et le conjoint de cette dernière, Claude Levesque, ont trouvé la mort, était l'issue d'une histoire complexe et troublée.

Maître Dubé soutient que l'histoire d'amour entre Shakti Ramsurrun et Anne-Katherine Powers aurait été bien ordinaire s'il n'y avait pas eu dans leur vie Louise Leboeuf.

La défense a dépeint Mme Leboeuf comme une femme contrôlante, manipulatrice, prête à tout pour arriver à ses fins.

En mai 2012, selon la défense, Shakti Ramsurrun était dépressif et suicidaire. Il devait bientôt quitter le domicile où il vivait avec la mère de son enfant, Anne-Katherine Powers, et ses beaux-parents.

Le 23 mai, Louise Leboeuf aurait montré à Shakti Ramsurrun des échanges entre sa fille et un jeune homme sur Facebook.

Il aurait été dévasté par ces révélations. La main de Claude Levesque sur son épaule, alors qu'il est en pleurs, aurait provoqué un point de rupture. Selon la défense, dans la tête de Shakti Ramsurrun, ce fut l'explosion.

Me Dubé dit que Shakti Ramsurrun a tué sa femme et ses beaux-parents, mais il soutient que ce sont des homicides involontaires, et non des meurtres prémédités.

Shakti Ramsurrun doit prendre la barre des témoins jeudi en milieu d'après-midi.

Avec les informations de Pascale-Marie Dufour

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