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Procès de Shakti Ramsurrun : une tension « palpable » avant le triple meurtre

Les deux filles de l'une des trois victimes présumées de Shakti Ramsurrun ont témoigné, jeudi, au palais de justice de Gatineau. Dominique et Audrey Marleau ont expliqué à quel point la tension était palpable dans la maison de leur mère quelques jours avant les meurtres.

Un texte de Marie-Pier Leboeuf, avec la collaboration de Pascale-Marie Dufour

Lors de son témoignage, l’une des filles de Louise Leboeuf, Dominique Marleau, a décrit aux jurés le climat tendu qui se faisait sentir à la suite de la séparation entre sa jeune sœur, Anne-Katherine Powers, et son conjoint Shakti Ramsurrun.

Mme Marleau a expliqué que c’est lors d’une conversation téléphonique d’une quinzaine de minutes, le matin du 23 mai 2012, que sa mère s'est confiée sur les tensions vives à la maison. Préoccupée, Mme Leboeuf a exprimé ne plus savoir par quel moyen faire saisir à M. Ramsurrun qu’il lui fallait quitter le domicile.

Le Mauricien, qui habitait la chambre d’amis du sous-sol, aurait très mal réagi à l’ultimatum de sa belle-mère de quitter la maison familiale avant le 1er août.

Lors de cette dernière discussion, la femme de 63 ans a détaillé le comportement contrôlant de M. Ramsurrun. L’accusé aurait reproché à sa belle-mère, entre autres, de laisser Mme Powers sortir seule après 18 h.

Une rupture douloureuse, selon Audrey Marleau

C’est en mars 2012 qu’une autre fille de Louise Leboeuf, Audrey Marleau, a appris la rupture du couple. Anne-Katherine Powers a confié à sa grande sœur Audrey que Shakti Ramsurrun fumait, regardait de la pornographie et gardait contact avec une ex-petite amie. Elle l’accusait aussi de mentir.

M. Ramsurrun aurait sollicité l’aide d’Audrey Marleau lors d’un appel téléphonique pour intervenir auprès de Mme Powers. L’accusé aurait mentionné ne pas vouloir abandonner sa femme et son enfant. Il espérait une collaboration de Mme Marleau pour convaincre sa conjointe de revenir sur sa décision.

Dans une dernière conversation vidéo, la veille du meurtre, Mme Leboeuf a fait valoir à sa fille Audrey que l’ambiance dans la maison est très pesante et désagréable.

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