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Procès Hackett : des recherches liées au drame faites depuis le cellulaire saisi

Le téléphone qui a été saisi sur un jeune homme accusé du meurtre d'un adolescent à Ottawa, en 2014, a été utilisé pour faire des recherches Internet sur ce drame, sur les peines au criminel et sur la possibilité pour un Canadien de déménager en Jamaïque.

Devontay Hackett, maintenant âgé de 21 ans, subit présentement son procès pour le meurtre au deuxième degré d’un condisciple de l’école secondaire, Brandon Volpi, le 7 juin 2014. La victime, âgée 18 ans, est morte à la suite d’une bagarre à l'extérieur de l’hôtel Les Suites de la rue Besserer, au centre-ville d'Ottawa, où des élèves s'étaient rassemblés lors d’une fête d’après-bal.

En cour lundi, l’expert en cellulaire Michel Villeneuve, de la police d’Ottawa, a détaillé les messages textes, les appels téléphoniques et les recherches Internet qui ont été trouvés dans le téléphone que Hackett avait sur lui lors de son arrestation à Toronto, plus d’un mois après le drame.

Il s’agissait du dernier témoin de la Couronne appelé à la barre dans ce procès.

Parmi les centaines de recherches Internet effectuées, la police en a trouvé plus d’une demi-douzaine sur le meurtre et les funérailles de la victime.

Un Canadien peut-il déménager en Jamaïque ?

Une semaine après la mort de l’adolescent, une recherche portant sur le mandat d’arrestation visant Hackett a été faite depuis le téléphone.

Trois jours plus tard, la recherche « un Canadien peut-il déménager en Jamaïque » a été faite dans Google sur le même appareil.

Le 28 juin, la police d’Ottawa a aussi noté qu’une recherche portant sur les peines dans le système de droit criminel en Ontario avait été faite.

Un témoin de la défense clame que l’agresseur n’était pas Hackett

Plus tard en journée, la défense a fait témoigner Danielle Saunders Gauthier, une élève qui était sur les lieux le soir du drame.

La femme a dit qu’elle connaissait Hackett et qu’elle avait déjà rencontré Volpi. Les trois ont assisté au bal des finissants le soir du drame, mais la témoin a quitté l’endroit plus tôt pour se rendre au travail.

Plus tard en soirée, elle s’est rendue à l’hôtel Les Suites pour aller chercher un ami. Par une fenêtre de l’hôtel, elle a dit avoir aperçu « un homme à la peau foncée », portant un chandail blanc et un chapeau noir, s’en prendre à Volpi.

Selon elle, l’homme tenait une arme qui ressemblait à un couteau. L’avocat de la défense lui a demandé s’il s’agissait de Hackett. Celle-ci a répondu que, même si l’homme tenant le couteau était de dos à elle, elle a pu voir que son bras et sa peau étaient beaucoup plus foncés que la peau de Hackett.

En contre-interrogatoire, Danielle Saunders Gauthier a admis qu’elle n’avait pas vu le couteau que l’homme brandissait entrer en contact avec le corps de Volpi, mais qu’elle était certaine qu’il s’agissait d’un couteau puisque l’objet était argent et étroit.

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