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Procès Ramsurrun : un « conte de fées » devenu un cauchemar

Le procès de Shakti Ramsurrun a officiellement débuté, mercredi, au palais de justice de Gatineau. Dans sa déclaration d'ouverture, la Couronne a affirmé au jury qu'une histoire d'amour qui a mal tourné serait à l'origine du triple meurtre.

Le procureur de la Couronne, Sylvain Petitclerc, a résumé sa version de l’histoire. En 2009, Anne-Katherine Powers, sa mère, Louise Leboeuf, et son beau-père, Claude Levesque, sont en croisière dans les Caraïbes. Mme Powers s’éprend alors de M. Ramsurrun, un serveur d’origine mauricienne.

Les parents réservent une autre croisière pour permettre aux jeunes de vivre leur amour. Le couple semble vivre un conte de fées.

Après un certain temps, la jeune femme va vivre à l’île Maurice, où elle accouche d’un fils. En juin 2011, elle revient au Canada avec son jeune bébé. M. Ramsurrun suivra quelques mois plus tard.

Rapidement, le couple bat de l’aile. Les tensions sont de plus en plus vives. Mme Powers découvre que son conjoint entretient une liaison sur Facebook avec une autre femme.

M. Ramsurrun est relégué au sous-sol de la maison familiale, où il vit avec les parents de Mme Powers. La famille veut qu’il quitte le domicile, mais le jeune père ne veut pas qu’une autre personne prenne sa place auprès de son enfant.

Un dénouement tragique

Le 24 mai 2012, M. Ramsurrun se rend au club de golf Rivermead, où il travaille, avec la voiture de Claude Levesque. Il est blessé à la main. Son fils est avec lui, ainsi que leurs bagages et leurs passeports.

Le jeune homme raconte alors à la police que trois hommes masqués ont fait irruption dans la maison pour s’emparer du bébé. Il prétend qu’il s’est sauvé avec son fils et qu’il veut partir pour trouver qui a fait ça. Il dira plus tard à la police qu’il n’était pas là à l’arrivée des individus masqués.

À la résidence familiale, les policiers découvrent les corps des trois victimes enroulés dans des couvertures. La scène de crime, visiblement, a été nettoyée. Mme Powers avait 21 ans, Mme Leboeuf, 63 ans, et M. Levesque, 58 ans.

Selon Me Petitclerc, M. Ramsurrun, bien qu’il ait plaidé non coupable, a commis hors de tout doute raisonnable les trois meurtres.

Son procès devrait se poursuivre jusqu'au 23 juin prochain, devant un jury composé de sept femmes et de cinq hommes. Une trentaine de témoins viendront à la barre. Le premier témoin, jeudi, sera une policière technicienne en scène de crime.

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