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Profession : maître-éclusier sur le canal Rideau

PHOTOREPORTAGE – S'il y a un métier peu connu, c'est bien celui de maître-éclusier. Celui qui opère à Ottawa sur le canal Rideau, le plus vieux système de canaux toujours en activité en Amérique du Nord, a accepté de nous ouvrir ses portes.

« Présentement, on a un catamaran qui vient de la Suisse », lance fièrement Benjamin Gales, après qu’on lui eut demandé la provenance des bateaux en attente de passer les écluses.

Ce métier qui lui permet de rencontrer des visiteurs de tous les horizons, il l’a découvert par hasard - il en ignorait l’existence - il y a maintenant deux décennies.

« Je faisais un cours d’été, puis on m’a dit : ''Si tu veux un crédit d’extra, tu peux faire un cours de coop''. Ils m’ont mis en contact avec le maître-éclusier ici puis j’ai commencé », raconte-t-il. « Ensuite, j’ai été embauché comme étudiant et j’ai tellement aimé ça que j’ai embarqué à plein temps. Je fais ça depuis 20 ans. »

Plein air et travail manuel

La saison de navigation sur le canal Rideau se déroule traditionnellement de la fête de la Reine à l’Action de grâces, soit de la mi-mai à la mi-octobre.

« Beau temps, mauvais temps, on écluse des bateaux. Le seul temps où l'on n’écluse pas, c’est quand il y a des éclairs », précise Benjamin Gales.

Son poste d’éclusage, qui relie la rivière Rideau et celle des Outaouais, peut voir passer jusqu’à 45 embarcations par jour. Des embarcations qu’il faut faire escalader ou descendre les 83 mètres de dénivellation grâce à un mécanisme géré manuellement.

« On opère les portes avec des leviers, puis aussi pour faire transférer l’eau », rappelle notre expert. « On est un site UNESCO, on est un site historique de parc Canada, donc […] ça doit rester comme c’est. »

Le canal Rideau est en effet une infrastructure chargée d’histoire. Construit après la guerre de 1812, qui a opposé les États‑Unis à la Grande-Bretagne, il est en activité depuis 185 ans.

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