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Projet d’usine d’asphalte à Plantagenet : le groupe de citoyens essuie un revers

Des citoyens de Plantagenet, en Ontario, qui se battent devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO) pour protéger une aire de conservation située dans le même secteur où un promoteur veut construire une usine d'asphalte, ont appris une mauvaise nouvelle jeudi matin.

Un texte de Denis Babin

Une requête déposée en mars dernier par la compagnie à l’origine du projet, PB Paving and Landscaping, a été accueillie par la CAMO.

Essentiellement, la requête en question soutenait l’idée que la désignation [à l’intérieur du Plan officiel des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR)] d’une ressource en agrégats dans le secteur où la compagnie veut s’établir n’aurait dû jamais faire l’objet d’un appel devant la CAMO.

La décision a été rendue oralement lors d’une conférence préparatoire tenue ce matin aux Comtés unis de Prescott et Russel, à L’Orignal.

« Ce jugement est très important pour notre client. La décision de la province est maintenant confirmée. Nous sommes très heureux », a affirmé Des Teddy, stagiaire à la firme Soloway Wright, qui représente la compagnie.

Cette décision aura aussi pour effet de réduire le nombre de questions en litige et, par conséquent, de raccourcir la durée de l’audience qui doit avoir lieu l’automne prochain.

« Initialement, on avait prévu cinq semaines. Maintenant, on parle de trois à quatre semaines. De notre côté, on espère bien réduire la durée de l’audience à deux semaines et quelques jours. C’est énorme en temps comme en argent », a indiqué Des Teddy.

Des citoyens déçus

Dans le camp des citoyens, l’heure était à la déception, car l’identification de ce gisement, essentielle au projet du promoteur, était l’élément principal qu’ils contestaient.

« Toutes les questions relatives à la désignation des ressources en agrégats ne font plus partie des points en litige. C’est certainement un revers. C’était une question que les citoyens tenaient à cœur », a expliqué Kristy Ross, qui représente cinq appelants.

Cette dernière se dit inquiète des répercussions que pourrait avoir la décision de la CAMO.

Néanmoins, l’avocate est d’avis que le dossier des citoyens demeure solide.

« Je crois qu’il y a encore de nombreuses préoccupations à soulever, que ce soit la protection de l’environnement, de la communauté ou des eaux souterraines. Tout n’est pas perdu », conclut-elle.

Le groupe de citoyens n’a pas encore indiqué s’il allait porter la décision de la CAMO en appel.

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