La Ville de Cornwall, dans l'Est ontarien, est aux prises avec un nombre important de chats errants. Les autorités essaient de rependre le contrôle d'un quartier où une horde de chats ont élu domicile, au grand dam de résidents.

Les résidents de l’avenue Bergin estiment qu’environ 50 chats se sont installés dans leur rue et y font leurs besoins. Ils rapportent que la rue est couverte d’urine et d’excréments.

De plus, de nombreux chatons naissent et de multiples batailles félines éclatent.

Quelques douzaines de résidents demandent à la Municipalité d'agir. Ils ont d'ailleurs signé une pétition qu'ils ont remise aux élus municipaux la semaine dernière.

La Ville prépare un rapport sur le sujet. De plus, les élus envisagent d'adopter un règlement pour résoudre ce qu’ils qualifient de « crise féline ».

De son côté, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de l’Ontario (OSPCA) a libéré quatre de ses refuges pour chats - à Cornwall, Brockville, Napanee et Renfrew - afin de pouvoir accueillir une centaine de bêtes.

L'organisme rapporte avoir accueilli, jeudi, 73 chats et chatons. D'autres félins devraient être amenés au refuge vendredi. Tous les chats seront stérilisés.

Une problématique qui dure depuis plusieurs années

La présence de chats errants est problématique à plusieurs endroits à Cornwall, mais l’avenue Bergin semble être l’épicentre de la crise.

Le conseiller du quartier, Denis Carr, note des lacunes dans les politiques municipales qui, selon lui, contribuent au problème.

« Il n’y a pas de règlement municipal pour contrôler les chats. Nous en avons un pour les chiens, mais pas pour les chats », a-t-il mentionné.

L'OSPCA souligne également le manque de politiques pour contrôler la population féline. L’organisme suggère que les propriétaires se procurent un permis, que chaque chat soit doté d'une puce électronique ou encore de limiter le nombre de chats par logement.

De son côté, le superviseur responsable de l’application de la réglementation municipale, Chris Rogers, rappelle que Cornwall avait adopté il y a une dizaine d'années un règlement temporaire sur les chats errants, afin d'enrayer un problème similaire.

Ce réglement avait permis à l’OSPCA de stériliser des chats sauvages en les piégeant et en les relâchant par la suite.

« Cela avait fonctionné à l'époque, dit-il. Une idée serait de réadopter un tel réglement. » Des rencontres entre la Ville et l'OSPCA sont d'ailleurs prévues prochainement.

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