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Quatre allégations d'agression sexuelle contre des policiers d'Ottawa n'ont pas été rendues publiques

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario n'a pas alerté la population dans la majorité des cas où elle a ouvert une enquête sur le Service de police d'Ottawa (SPO) au cours de la dernière année.

Selon les informations obtenues par CBC en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, depuis le 1er janvier 2016, l'UES a ouvert 14 enquêtes relatives au Service de police d'Ottawa, mais elle a envoyé un communiqué de presse dans seulement cinq cas.

Ainsi, quatre présumés cas d'agression sexuelle déposés contre des policiers de la capitale nationale n'ont pas été rendus publics.

Ces cas ont été ouverts respectivement en février, en avril et en août 2016, puis en janvier 2017. Le cas de 2017 n'a finalement été rendu public qu'en mars, après que le quotidien Ottawa Citizen eut signalé les détails entourant cette affaire, en vertu de sources à l'interne.

Une porte-parole de l'UES a déclaré qu'il s'agissait en fait de la politique de l'organisme de ne pas informer le public dans les cas présumés d'agression sexuelle.

« Pour protéger l'identité et la confidentialité du plaignant et de l'agent en cause, l'UES ne publie pas d'informations dans les cas d'allégation d'agression sexuelle, à moins qu'il n'y ait un appel pour des témoins ou des informations, ou que le directeur porte des accusations », a déclaré dans un courriel Monica Hudon.

Un problème de transparence?

Ce raisonnement est contesté par la directrice générale du Ottawa Rape Crisis Centre, Sunny Marriner.

« Je remets vraiment en question la politique et le raisonnement qui sous-tendent cette approche, car nous savons certainement quand la police et l'UES enquêtent sur d'autres types d'événements sérieux avec la police. Alors, je me demande pourquoi cette approche en particulier est différente », a-t-elle déclaré.

Mme Marriner soutient que dans d'autres cas, l'UES avertit le public sans nommer le policier faisant l'objet d'une enquête et que le nom du plaignant ou de la plaignante serait protégé par un interdit de publication.

« L'UES avertit le public, parce que l'une de ses fonctions est notamment la transparence liée à l'imputabilité de la police. Donc, si le raisonnement de l'UES est que la population peut savoir comment la surveillance des services de police fonctionne, je ne vois pas pourquoi ce serait différent quand il s'agit d'agression sexuelle », a-t-elle soutenu.

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