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Quatre jeunes de l'Outaouais accusés relativement aux alertes à la bombe du 3 novembre

Quatre adolescents de l'Outaouais sont maintenant accusés relativement aux alertes à la bombe survenues dans plusieurs établissements scolaires au Québec le 3 novembre dernier.

La Sûreté du Québec (SQ) a révélé, cet après-midi, que les menaces du mois d'octobre et celles survenues début novembre, dans plusieurs régions du Québec, incluant l'Outaouais, étaient liées.

Les adolescents, qui avaient été accusés la veille d'avoir empêché l'emploi ou l'exploitation légitime d'un bien, devront donc répondre en plus à celles de complot, menaces, transmissions de fausses informations aux policiers et d'intention de blesser quelqu'un.

Âgés de 16 à 17 ans, les adolescents proviennent des municipalités de Chelsea, Wakefield et L'Ange-Gardien. En réponse à une question des médias, le porte-parole de la SQ, Guy Lapointe, a précisé qu'il s'agissait d'étudiants, et il a dit ignorer si ceux-ci avaient des antécédents.

Des conditions strictes

Les jeunes accusés ont été remis en liberté avec des conditions strictes à respecter. Ils devront verser une caution de 500 $, respecter un couvre-feu entre 21 h et 6 h, garder la paix et ne pas communiquer entre eux.

Il leur est aussi interdit d'avoir des armes, des explosifs et des munitions. Ils n'ont pas non plus le droit d'utiliser un téléphone cellulaire ou Internet sans la supervision de leurs parents.

Selon les policiers, l'enquête se poursuit et de nouvelles accusations pourraient être déposées prochainement.

Les quatre accusés comparaîtront à nouveau le 26 novembre, afin de faire connaître leur réponse aux accusations.

Preuve vidéo

Les propos incriminés avaient été envoyés par courriel. C'est cette piste que les enquêteurs ont remontée et qui leur a permis de retrouver la trace des quatre jeunes.

La SQ rappelle que les menaces, peu importe l'intention derrière ces dernières, et même sur Internet, constituent un acte criminel pris au sérieux.

Un porte-parole a rappelé qu'aucun colis suspect n'a été trouvé lors des fouilles survenues dans 71 établissements scolaires, au Québec et dans la région d'Ottawa, le 3 novembre.

Par ailleurs, une bande vidéo des caméras de sécurité du College Héritage, un établissement d'enseignement anglais, a été visionnée. L'enregistrement date du 28 octobre.

Selon les policiers, les enquêteurs y ont vu une ou des personnes déposer un faux colis suspect. Ce matin-là, un objet suspect avait été repéré par les policiers, avant d'être neutralisé par une équipe spéciale.

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