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Québec lance un ultimatum, la section régionale de la Fédération de la santé réagit

Le président du Conseil du Trésor du Québec Sam Hamad donne la fin de semaine à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) pour qu'elle reconsidère sa position sur l'offre du gouvernement. Les membres de la Fédération ont rejeté, cette semaine, l'entente de principe intervenue en décembre dernier entre le gouvernement et le Front commun. L'annonce a été rendue publique, vendredi matin.

Sam Hamad dit avoir négocié de bonne foi avec le syndicat et soutient que son offre est équitable. « Il n'est pas question de donner davantage à un groupe qu'à un autre », a-t-il formulé dans un communiqué de presse.

Il a également soutenu que les négociations ont été menées avec le souci de respecter la capacité de payer des citoyens et avec l'objectif de ne pas compromettre l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Il invite la FSSS à bien réfléchir...

Les négociations achoppent sur la question des salaires. La FSSS est la seule fédération affiliée à la CSN à avoir rejeté l'entente de principe.

Le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, Christian Meilleur, croit que le président du Conseil du Trésor fait fausse route en lançant un ultimatum à son syndicat.

Il est d'avis qu'il est encore possible de trouver un terrain d'entente avec Québec à la table de négociations. Il a rappelé que sa Fédération a déjà conclu une entente sectorielle avec l'État québécois portant notamment sur l'organisation du travail.

M. Meilleur souhaite que le ministre Hamad comprenne qu'il est maintenant impératif d'améliorer la rémunération de ses membres.

« La moindre des choses c'est de demander la participation des gens qui sont en place - on parle de 110 000 personnes - et d'avoir des travailleurs qui soient un tantinet satisfaits de leurs conditions de travail. Ça aiderait énormément à passer au travers d'une réorganisation de cette ampleur-là », a-t-il expliqué, en entrevue.

Que laisse entendre l'ultimatum?

Le communiqué du président du Conseil du Trésor ne mentionne pas de conséquences en cas de fin de non-recevoir de la part du syndicat.

Mais le spectre d'une loi spéciale est loin de plaire à Christian Meilleur.

« D'imposer un décret à l'ensemble de ces travailleurs du réseau, puis après ça, leur demander leur collaboration pour réorganiser, restructurer leur réseau, ce n'est peut-être pas très stratégique de la part du gouvernement », a-t-il prévenu. « Je pense qu'il y aurait un prix à payer. »

Selon lui, ses membres sont fatigués. Ils veulent conclure une entente de bonne foi, le plus rapidement possible.

Par ailleurs la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui est aussi visée par l'ultimatum, n'a pas encore réagi.

Ses responsables attendent de faire le point avec leurs membres et avec le ministre.

Avec les informations de Jean-Sébastien Marier

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