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Quel est l'impact de la récession sur la région de la capitale nationale?

Le Canada est officiellement entré en récession au deuxième trimestre, pour la première fois depuis la crise financière. Des experts, qui connaissent bien le milieu des affaires de la région de la capitale nationale, refusent pour autant de se montrer alarmistes.

Selon des statistiques officielles publiées mardi, le produit intérieur brut (PIB) du Canada s'est contracté pour le deuxième trimestre consécutif, sous l'effet de la chute des cours du pétrole et du ralentissement des investissements comme de l'accumulation des stocks.

Concrètement, le PIB canadien a diminué de 0,1 % par rapport au premier trimestre et de 0,5 % en rythme annualisé sur la période avril-juin.

Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand, ne croit pas pour autant que l'on soit en train d'assister à une récession dans la région, mais plutôt à un ralentissement économique qui s'est amorcé depuis la fin de 2012.

« Les changements qu'il y a eu dans la fonction publique, les transferts d'emploi ou l'abolition de certains postes, ça a créé un niveau d'incertitude qui fait que les entreprises [...] ont commencé à être affecté dès ces années-là », explique-t-il.

Un impact relatif sur l'emploi

Le président du conseil d'administration du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale, Denis Chainé, soutient que l'économie locale et l'emploi se maintiennent malgré ce climat d'incertitude.

Ce dernier point de vue tranche quelque peu avec celui du vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada pour la région de la capitale nationale.

Larry Rousseau constate que la contraction de l'économie a des répercussions pour les employés de la fonction publique fédérale, notamment ceux qui gagnent leur vie grâce aux contrats publics.

« Il y a toute une industrie de contrat qui gravite autour de la région de la capitale nationale et certainement que les contractuels, les gens qui ont des contrats avec le gouvernement, ont vu, surtout dans la dernière année, que les contrats se font plus rare », déplore-t-il.

Un avantage pour le tourisme

Antoine Normand et Denis Chainé s'accordent pour dire que la faiblesse du dollar canadien est favorable aux entreprises qui exportent et celles qui vivent du tourisme.

La directrice des communications de Tourisme Ottawa, Jantine Van Kregten, va même plus loin en parlant d'une opportunité pour attirer des touristes provenant d'ailleurs au pays, comme de Toronto ou Montréal.

Selon elle, la faiblesse du dollar n'incite pas les Canadiens à partir en vacances à l'étranger.

« Si l'économie se contracte, c'est possible qu'ils considèrent de rester plus proche de chez eux. Alors pour Ottawa, qui est entre deux des plus grandes villes au Canada, c'est [une destination] pratique pour passer des petites vacances ou une longue fin de semaine », précise-t-elle.

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