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Quelle université franco-ontarienne voulez-vous?

Il y a un an, plusieurs groupes étudiants demandaient l'ouverture d'une université franco-ontarienne, avec un premier campus à Toronto en 2018. Une idée applaudie dans la communauté, sauf que le financement que cette université pourrait recevoir et surtout à quoi elle pourrait ressembler est loin d'être réglé.

Un dossier de Laurence Martin et de Valérie Ouellet

Des dizaines d'étudiants doivent manifester aujourd'hui devant Queen's Park pour réclamer justement la création d'une université de langue française en Ontario. 

Radio-Canada a imaginé quatre scénarios possibles pour cette nouvelle institution franco-ontarienne. Découvrez les avantages et les défis de chacune et votez pour votre idée préférée au bas de l'article. 

Idée #1: Une petite université

On commence par construire une petite université toute neuve à Toronto, indépendante des autres universités bilingues qui existent déjà ailleurs en Ontario. Sur le campus, on pourrait aussi retrouver la Maison de la Francophonie et des locaux du Collège Boréal. À priori, les autres universités qui offrent déjà des programmes en français dans la province, comme l'Université d'Ottawa ou l'Université Laurentienne à Sudbury, pourraient continuer à le faire.

Idée #2: Une grosse université avec plusieurs campus

C'est ce qu'a fait le Nouveau-Brunswick pour créer l'Université de Moncton en 1963. Le gouvernement pourrait forcer toutes les institutions qui offrent des cours en français en Ontario à mettre en commun tous leurs programmes, services et professeurs pour créer une grosse université d'abord à Toronto, puis avec d'autres campus satellites, par exemple à Sudbury et Ottawa.

Au départ, il faudra probablement créer une entité administrative, une fédération qui prendrait le contrôle des programmes en français offerts dans les universités bilingues.

Idée #3: Association à une université existante

Pourquoi ne pas bâtir à partir d'un campus francophone qui existe déjà? Si c'est à Toronto, le Collège Glendon, qui est affilié à l'Université York et qui offre des programmes en français, pourrait être un point de départ. On augmente l'offre de cours en français et on essaie d'obtenir plus d'autonomie dans la gestion pour les Franco-Ontariens.

Ce modèle pourrait être aussi envisagé ailleurs en Ontario.

Idée #4: Une université virtuelle

Au lieu d'avoir pignon sur rue à Toronto, l'université franco-ontarienne pourrait avoir sa place sur le web. Le modèle a été suggéré à plusieurs reprises par la première ministre ontarienne Kathleen Wynne.

Il y a aussi un précédent. En 1995, le Collège des Grands-Lacs, qui offrait surtout des cours en ligne, avait été mis en place pour combler un vide dans l'éducation post-secondaire en français dans le sud de l'Ontario. Ce fut un échec et en 2002, le Collège a cessé ses activités parce que le nombre d'inscriptions était en chute libre.


Notre consultation sur une future université franco-ontarienne est maintenant terminée. Cliquez ici pour voir les résultats. 

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Avec la précieuse collaboration de l'édimestre Marie-Eve Potvin.

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