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Quelques heures de débrayage pour les professeurs de l'UQO

Les professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) ont de nouveau exercé des moyens de pression, jeudi, au campus Alexandre-Taché à Gatineau.

Ils ont tenu une grève d'un peu moins de trois heures, soit de 8 h 30 à 11 h 23.

Sans contrat de travail depuis plus de deux ans, les quelque 250 membres du syndicat des professeurs ont récemment adopté un mandat de grève d'une durée de 10 heures, qui seront réparties du 8 janvier au 9 février. Ils avaient déjà tenu un débrayage d'une heure le 17 janvier dernier.

La présidente du Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (SPUQO), Louise Briand, a qualifié « d'échec total » la dernière rencontre de négociation du 22 janvier. Le syndicat demande une nouvelle fois au recteur de participer aux négociations, ce qu'il a refusé jusqu'à maintenant. Il précise vouloir respecter le mandat de l'équipe de négociations.

Contacté jeudi matin, le directeur des communications de l'UQO, Gilles Mailloux, soutient que l'établissement ne commentera pas le dossier. Il ajoute que la direction souhaite « maintenir les discussions » et trouver rapidement de nouvelles dates pour poursuivre le processus de conciliation.

Union possible avec les chargés de cours

Rappelons par ailleurs que le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQO, qui détient un mandat pouvant aller jusqu'à une grève générale illimitée, est aussi en négociations avec l'UQO.

Les deux syndicats pourraient unir leurs forces afin de faire entendre leurs messages. « Dans les moyens qu’on regarde, on a bien sûr celui d’avoir une action commune avec le syndicat des professeurs de l’UQO », précise Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQO.

La présidente se montre toutefois optimiste par rapport aux séances de négociations prévues au cours des trois prochains jours avec la direction.

Avec les informations de Claudine Richard

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