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Quels plans B pour les usagers de la STO en cas de grève?

Covoiturage, véhicules en libre-service et travail à distance... Les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) et les employeurs de la région cherchent des solutions au cas où le Syndicat uni du transport mettrait sa menace de débrayage à exécution vendredi matin.

En fin de journée, mardi, la STO a confirmé avoir reçu un préavis de grève de 72 heures. Puisque le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a statué, lundi, que les services du transporteur public ne sont pas essentiels, bon nombre de Gatinois pourraient se retrouver à pied advenant un débrayage.

« Si je n’ai pas de bus, je ne peux pas me rendre à la job », a fait valoir Philippe Gingras, qui chaque jour se rend en autobus dans le centre-ville d'Ottawa pour travailler.

« Je vais appuyer les chauffeurs, mais pour moi, c’est à mon désavantage », a-t-il poursuivi. « Je ne suis pas d’accord avec la décision que ce n’est pas un service qui est essentiel. Franchement! C’est essentiel pour moi. »

De son côté, Céline Joly est aussi déconcertée par la décision du CCRI. « Quand ça touche une grande population comme la ville de Gatineau, ça devrait être un service essentiel », a-t-elle affirmé, disant cependant ne pas être trop inquiète.

Il y a toujours les voitures. J’imagine qu’il va falloir que les employeurs soient un peu plus compréhensifs à ce niveau-là.

Céline Joly, cliente de la STO

Le télétravail...

Certains employeurs envisagent d'accommoder leurs salariés en cas de grève à la STO. C'est notamment le cas de l'entreprise Énergie Brookfield, qui emploie 500 personnes.

« Nous soutenons nos employés et encourageons les heures de travail flexibles ainsi que le télétravail, lorsque nécessaire », écrit dans un courriel sa vice-présidente des communications et affaires externes, Vanessa Pilotte. « Ceci étant dit, plusieurs de nos employés marchent pour se rendre au bureau ou encore font du covoiturage. »

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) compte maintenir les horaires de ses cours comme prévu. L'établissement d'enseignement invite les étudiants et le personnel à trouver d'autres moyens de transport.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais affirme qu'il fera preuve de souplesse.

Pour sa part, le Secrétariat du Conseil du Trésor souligne que les fonctionnaires fédéraux devront se rendre au travail advenant un débrayage des syndiqués de la STO. Il les invite à « envisager des moyens alternatifs ».

« Là où la situation et les besoins opérationnels le permettent, nous avons aussi demandé aux gestionnaires de faire preuve de flexibilité et d’envisager la possibilité d’un assouplissement des modalités de travail, comme le télétravail ou un horaire flexible pour les employés dont le trajet pendant une grève serait grandement touché », indique un porte-parole dans un courriel.

...ou le covoiturage et l'autopartage

Le directeur des communications du site spécialisé covoiturage.ca anticipe une hausse des demandes dans les prochains jours, en cas de débrayage à la STO.

« C'est une bonne occasion, peut-être, d'aller essayer le covoiturage [...] et de ne pas être pris de court si jamais le déplacement prévu en autobus ne peut pas se faire », a soutenu Francis Girard-Boudreault.

De son côté, le service de partage de véhicules Communauto a indiqué à Radio-Canada avoir été informé mardi seulement de la possibilité d'une grève du transport en commun. L'entreprise s'est dite prête à ajouter des voitures en cas de besoin.

Avec les informations des journalistes Mireille Langlois, Claudine Richard, Marie-Lou St-Onge et Mylène Crête

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