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Rapide des Nègres : « le changement de toponymie n'aurait pas dû prendre autant de temps »

Une militante des droits des noirs, Rachel Décoste, applaudit la décision de la Commission de toponymie de bannir les termes « nègre » et « nigger », mais estime que l'organisation manque de sensibilité.

À partir d'aujourd'hui, 11 noms de lieux du territoire québécois qui comportent le mot anglais « nigger » ou le mot français « nègre » devront changer de noms.

La Commission de toponymie en a décidé ainsi. Elle explique que même si ces mots sont d'usage ancien, ils peuvent porter atteinte à la dignité des membres de la communauté noire.

« Le premier [nigger] a une connotation fortement injurieuse. Quant au second [nègre], il a acquis, au fil du temps, une charge péjorative », explique la Commission.

Par courriel, Mme Décoste explique que la Commission « n'aurait pas dû prendre autant de temps avant de rendre sa décision ».

Dans un communiqué, la Commission de toponymie affirme que « les noms de remplacement qui seront proposés et officialisés devront respecter le plus possible le patrimoine historique des lieux et rappeler la présence de la communauté noire du Québec, qui a contribué à l'enrichir ».

Le Québec est la seule province au pays qui possède des noms de lieux publics comprenant le mot nègre.

À Bouchette, en Outaouais, le Rapide des Nègres avait vivement fait réagir.

Le maire de la Municipalité, Réjean Major, accepte la décision, mais croit toutefois que les citoyens de sa communauté n'étaient pas préoccupés par une telle appellation.

Le maire assure qu'il va « trouver un beau nom » pour désigner le plan d'eau.

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