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Ras-le-bol des infirmières : des pistes de solutions

Cela fait maintenant plusieurs semaines que les infirmières de l'Outaouais dénoncent leurs conditions de travail. Ces professionnelles de la santé ont néanmoins des idées pour améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients.

Plusieurs d’entre elles ont pris la parole vendredi soir au bar Le Petit Chicago, dans le Vieux-Hull, pour témoigner de la situation. En plus d’apporter leur éclairage personnel, elles étaient aussi invitées à proposer une piste de solution concrète.

Si la diminution du ratio de patients par infirmières est au centre des débats, plusieurs s’insurgent notamment contre la logique de gestion qui impose d’en faire plus avec moins.

C’est le cas de Caroline Dufour, l’une des organisatrices de la soirée qui est aussi infirmière aux urgences. Elle préconise d’augmenter le temps moyen pour trier les patients.

« Au triage, on a sept minutes pour trier quelqu’un. Donc la madame qui arrive en fausse couche, qui est en train de perdre son enfant, j’ai sept minutes pour la trier, lui expliquer ce qui va se passer puis la remettre dans la salle d’attente », déplore-t-elle.

L’informatisation du système de gestion des dossiers des patients fait aussi partie des choses qui pourraient améliorer les conditions de travail.

« Toutes nos choses sont en papier. Le plan de soin des patients est en papier, il faut effacer, réécrire les choses. Toutes nos notes sont à la main », rappelle Caroline Dufour. « Chaque année, on se fait ajouter des nouvelles feuilles qu’il faut remplir pour chaque patient. Ça fait partie de nos obligations professionnelles et on n’arrive pas à tout remplir. »

La réorganisation des soins, avec une plus grande autonomisation des infirmières, mais aussi un plus grand recours à des infirmières-praticiennes ou des médecins-résidents, sont aussi des pistes à explorer, selon elle.

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