Retour

Rassemblement à Ottawa à la mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées

Ce sont leurs mères, leurs sœurs, des amies, des membres de leur communauté. Elles sont plus de 1200 femmes des Premières Nations qui ont été tuées ou portées disparues au Canada au cours des 30 dernières années.

Pour les proches, c'est comme si c'était hier.

Un peu partout au pays dimanche, des marches et des rassemblements ont été organisés à la mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées. À Ottawa le rassemblement a eu lieu sur la colline du Parlement.

Laurie Odjick a rendu hommage à sa fille, disparue depuis plus de sept ans à Kitigan Zibi.

En pleine campagne électorale fédérale, les familles touchées sont très critiques envers les politiciens canadiens.

De son côté, Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, a réitéré sa demande d'une commission d'enquête et d'un plan d'action nationale.

« On va continuer à insister parce que ça va demander beaucoup de temps, ça va demander aussi beaucoup beaucoup de volonté politique », explique M.Picard. « Je pense que c'est seulement lorsqu'on aura ces conditions au rendez-vous que selon moi les familles touchées vont sans doute avoir une meilleure acceptation. »

La candidate du Nouveau Parti démocratique dans Gatineau, Françoise Boivin, compte sur son chef Thomas Mulcair pour régler le dossier.

« Moi je m'attends à voir de l'action si on se débarrasse du gouvernement Harper », raconte Mme Boivin. « Pour eux la situation est réglée, la police fait son travail. Et ce n'est pourtant pas le cas. »

Le 4 octobre est une journée difficile pour ces familles qui tentent, depuis plus de 10 ans maintenant, de sensibiliser la population canadienne au fait que ces femmes sont beaucoup plus que des statistiques.

D'après un reportage de Laurie Trudel

Plus d'articles

Commentaires