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Recevoir un oeuf sur la tête pour le bien de l'esprit d'équipe

Le Fury d'Ottawa est peut-être à la recherche de buts dernièrement, mais les éclats de rire sont nombreux dans le vestiaire de l'équipe, gracieuseté de Ryan Williams.

Un texte de Kim Vallière

Le milieu de terrain s’empare du micro une fois par semaine et s’efforce de mettre ses coéquipiers dans des situations plus ou moins embarrassantes.

Les capsules Wednesdays with Williams ont commencé au début de la saison, pour présenter les nouveaux visages du Fury aux partisans. Elles ont évoluées pour devenir des défis comme des concours d’épellation ou des tests de connaissances générales.

Comme celui entre le défenseur Onua Obasi et le milieu de terrain Gerardo Bruna, qui s’est terminé avec un oeuf frais cassé sur la tête du grand Anglais.

« C’est mon moment favori », affirme Williams, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. « Obasi est mon ami depuis que j’ai 19 ans. Même s’il ne perdait pas la compétition, j’allais m’arranger pour qu’il reçoive un oeuf sur la tête! »

Celui qui s’improvise animateur hebdomadairement se fait maintenant arrêté dans la rue par des partisans du Fury qui visionnent religieusement ses capsules.

« Nous voulons montrer le côté amusant que nous avons dans le vestiaire. Nous voulons permettre aux gens de goûter à ça », explique celui qui mettait sur papier des notes et des questions au début de l’aventure, mais qui a décidé depuis d’improviser.

Certains des coéquipiers de Williams sont plus réticents à participer aux vidéos, qui ont récoltent quelques milliers de clics à chaque mercredi lorsqu’ils sont lancés sur les réseaux sociaux.

L’entraîneur-chef du Fury s’est aussi prêté au jeu. Pendant un moment, Paul Dalglish a dû céder les commandes à son joueur.

« C’est une bonne chose qu’il pose les questions, parce qu’il est probablement celui sur qui nous avons le plus d’histoires », insiste-t-il, qu’il pourra inverser les rôles s’il réussit à remporter son parti avec Williams.

« Il faut que Jed (Davies) court 100 mètres en moins de 14 secondes et demie. Je suis prêt à engager l’entraîneur d’Usain Bolt et à lui fournir des suppléments illégaux, mais il va réussir », raconte en riant Dalglish, au sujet de son adjoint, qui ne semble pas être reconnu pour sa vitesse.

À 26 ans, Williams a encore plusieurs bonnes année sur le terrain, mais il s’est peut-être découvert une deuxième carrière avec ses segments. « Peut-être un Saturday Night Live avec Ryan Williams », lance-t-il en terme de conclusion.

Un repos salutaire

Le Fury a profité d’une fin de semaine de repos, ce qui lui a permis de recharger ses batteries et revenir en force à l’entraînement. L’accent a été mis sur la production offensive, Dalglish souhaite que les nombreuses chances de marquer du onze ottavien se transforme bientôt en buts.

« C’est tout ce que nous avons travaillé. Nous avons les bonnes pièces en place, il nous faut seulement plus de créativité dans le dernier tiers du terrain », détaille l’entraîneur, qui souligne que 19 des 21 matchs de l’équipe cette année ont été décidé par une marge d’un but ou moins.

Le Fury a glissé au 12e rang du classement de la division Est de l’USL, avec 15 matchs à disputer. Le club a perdu quatre de ses cinq dernières rencontres.

Il affrontera le Toronto FC II samedi à 19h à la Place TD.

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