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Regroupement de municipalités : début de consultations dans la Haute-Gatineau

La Municipalité de Déléage conduit des consultations publiques ce lundi 27 juin, puis le 29 juin, ainsi que le 8 juillet concernant le projet de regroupement entre la Ville de Maniwaki et les municipalités de Déléage, Aumond et Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau.

Ces rencontres doivent permettre à la population de prendre connaissance d'une étude d'opportunité, qui a été réalisée en collaboration avec le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec.

Selon le maire de Déléage, Bernard Cayen, l'idée de mener un tel projet est venue du fait que les citoyens se plaignaient des augmentations de taxes.

« Ils constatent qu'il n'y a pas plus de services alors qu'ils payent beaucoup plus. Ces questionnements-là ont apporté des réflexions, qui ont mené à des échanges entre les municipalités contiguës, et on en est venu à demander une étude », explique-t-il.

Au cours des 13 dernières années, la Municipalité d'Aumond a connu une augmentation moyenne de taxation globale de 9,3 %, celle de Déléage, de 7,5 %, Maniwaki, de 2,3 % et Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, de 9 %.

« L'étude nous montre que plus on est petit, plus la facture est lourde. C'est ce que le ministre des Affaires municipales nous apprenait l'automne passé [...]. Il nous disait que les municipalités allaient réaliser par la force des choses qu'elles n'avaient plus le choix que de se fusionner », souligne M. Cayen.

Le maire évoque une réalité démographique selon laquelle les petites communautés dont la population diminue voient leurs frais pour les services augmenter, alors que le nombre de contribuables baisse.

Déjà des services partagés

Selon Bernard Cayen, Déléage, Aumond et Ste-Thérèse-de-la-Gatineau partagent déjà des infrastructures de Maniwaki. Certains services municipaux sont offerts en collaboration, ajoute-t-il.

« À titre d'exemple, à Déléage, en matière de services publics, de magasins, d'écoles primaire ou secondaire, de bureau de poste, de commerces-restaurants-hôtels, il y en a aucun. Donc, nous prenons tous ces services à Maniwaki », précise le maire.

Il en est de même avec les équipements culturels et sportifs, les lieux de culte, les institutions financières et celles du domaine de la santé.

L'étude stipule qu'un regroupement se traduirait par une baisse des avis d'imposition pour la majorité des résidents des quatre municipalités, sauf pour les habitants de Déléage dont le domicile n'est pas raccordé au réseau d'aqueduc et d'égout, mais aussi ceux de Sainte-Thérèse-de-la-Gtaineau dont la propriété vaut plus de 150 000 $.

Bernard Cayen soutient néanmoins que l'étude s'est appuyée sur le pire scénario, afin qu'il n'y ait pas de mauvaises surprises dans le futur.

Il serait possible en outre de prévoir des mesures d'harmonisation afin que la hausse annuelle soit limitée à 5 %.

Les prochaines étapes

Bernard Cayen laisse entendre que les consultations devaient avoir lieu plus tard. Mais comme il y avait des rumeurs qui circulaient et que des réticences face au projet semblaient poindre, et ce dernier n'était pas connu dans le détail, il a été décidé de mener ces rencontres plus tôt que prévu.

Par la suite, ce sera aux résidents de se prononcer sur les options.

« Si l'opinion est de se prendre en main, les conseils municipaux demanderont de poursuivre l'étude. Là, il y aura une négociation des conditions de fusion », prédit M. Cayen.

À la question de savoir si l'identité des petites municipalités pourrait être diluée par rapport à celle de Maniwaki, il se veut rassurant.

Selon lui, il n'y a pas à craindre que cette dernière contrôle tout et prenne l'ascendant sur les autres communautés, parce qu'elle n'aurait jamais la majorité au conseil.

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