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Rentrée : pas de débrayage, mais grève du zèle dans des centaines d’écoles

C'est jour de rentrée, mardi, pour des milliers d'élèves ontariens. Le retour en classe est marqué par des négociations contractuelles non résolues pour les enseignants francophones, en plus d'une grève du zèle des employés administratifs et de soutien.

Certaines élèves de la région d'Ottawa avaient commencé les cours la semaine dernière.

À l'heure actuelle, seuls les enseignants des réseaux catholique anglais et public du secondaire ont conclu des ententes de principe avec la province.

Les pourparlers doivent reprendre cette semaine pour leurs 10 000 collègues francophones, qui n'exerceront pas de moyens de pression à la rentrée.

En revanche, les enseignants des écoles primaires anglaises boycotteront les activités de financement scolaire, les sorties et les formations, notamment.

Le printemps dernier, les quatre syndicats d'enseignants menaçaient de recourir à des moyens de pression à la rentrée, faute d'une entente.

De leur côté, les employés d'entretien et administratifs, qui sont représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique, feront la grève du zèle, pour protester contre la lenteur des négociations. Ces syndiqués refusent entre autres de travailler durant leur pause du lunch, en plus de boycotter toute réunion non payée.

Éducation sexuelle

Autre pomme de discorde à la rentrée : le nouveau programme provincial d'éducation sexuelle.

Nombre de parents menacent de garder leurs enfants à la maison, si le gouvernement libéral ne recule pas.

Selon eux, le programme va trop loin, en abordant des thèmes comme les relations homosexuelles, le sexe oral et anal. Pour eux, le nouveau cours incite les jeunes à avoir des relations sexuelles. « Si les parents disent oui [au nouveau programme], leurs enfants vont être exposés à ça », clame Feras Marish du groupe d'opposants Parents Against Ontario's Sex-Ed Curriculum.

Le gouvernement répond que les parents qui s'opposent au nouveau cours peuvent en retirer leurs enfants.

Pour sa part, le Conseil public anglais de la région de Peel a décidé de ne pas mettre en place le nouveau programme dans ses écoles avant le printemps prochain, parce que les enseignants du primaire boycottent les formations, en vertu de leur grève du zèle.

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