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Rentrée scolaire : une centaine de caméras dans des autobus scolaires d’Ottawa

Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) et le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) ont installé une centaine de caméras dans les bus d'écoliers qui desservent leurs établissements respectifs. L'objectif est d'assurer la sécurité des enfants et des biens, mais aussi de rassurer les parents.

Une centaine d'autobus, sur les 300 que compte le Consortium de transport scolaire d'Ottawa (CTSO), est maintenant munie de caméras.

Elles filment sous plusieurs angles : il y en a au-dessus de la tête du chauffeur, au fond du bus et une autre parfois au milieu du véhicule.

L'enregistrement commence dès que le conducteur tourne la clé du démarreur de l'autobus.

Comme tous les véhicules ne sont pas encore munis de caméras, il a fallu choisir les routes qui étaient les plus « problématiques ».

« Il y a eu une analyse de nos autobus, au niveau des rapports de comportement qu'on avait sur nos autobus. À partir de ces rapports-là, on a décidé de mettre des caméras sur certains autobus », précise le trésorier du CTSO, Stéphane Vachon.

Une mesure de sécurité supplémentaire

Le Consortium n'a pas de données sur le nombre de cas de violence, d'intimidation, ou de vandalisme dans ses bus.

Il n'est donc pas possible de dire s'il y a eu une augmentation du nombre de cas au cours des dernières années, qui aurait justifié l'installation des dispositifs d'enregistrement.

L'idée était surtout de se doter d'un outil de sécurité supplémentaire, selon Stéphane Vachon.

« Je n'ai pas avec moi la fréquence des accidents, mais oui, effectivement on en avait. Ce n'est que pour régler une situation. Pour nous, c'est important de le faire », explique-t-il.

Certains parents trouvent que la présence des caméras est rassurante. Surtout, ils estiment que cela permet aux chauffeurs de se concentrer sur la route, au lieu de gérer les problèmes de discipline lors des trajets.

L'installation des caméras est terminée, mais elles n'ont pas encore commencé à enregistrer. Le système sera activé dans quelques jours, une fois que tous les parents auront été avisés.

La mise en œuvre de cette mesure a coûté environ 150 000 $.

D'après un reportage de Stéphane Leclerc

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