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Reprise des négociations entre les enseignants franco-ontariens et la province

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) et le gouvernement retourneront demain à la table de négociation, selon le président de l'AEFO, Carol Jolin. C'est deux jours avant le déclenchement possible d'une grève du zèle, prévue pour vendredi.

Les discussions avaient été suspendues lundi, afin de « faire le point, prendre un peu de recul et être capable d'analyser [la situation] avec la tête froide », comme l'a expliqué Carol Jolin en entrevue.

Les avantages sociaux, l'autonomie et la charge de travail des enseignants sont au cœur des points en litiges dans ces pourparlers.

En juin, les enseignants franco-ontariens ont voté à 93 % en faveur d'un débrayage, si une entente ne pouvait pas être conclue.

L'AEFO regroupe plus de 10 000 membres dans près de 300 écoles primaires et plus de 100 écoles secondaires. Ils sont sans contrat de travail depuis près d'un an.

Menace d'une grève du zèle

La semaine dernière, le syndicat avait annoncé que ses membres entreprendraient une grève du zèle, notamment le boycottage des activités parascolaires, dès vendredi, faute d'une entente.

Dans son bulletin d'information interne, l'AEFO assure qu'elle « fera tout en son pouvoir pour briser l'impasse et parvenir à une entente avant le début de la grève du zèle ».

Pour sa part, la ministre de l'Éducation, Liz Sandals, dit qu'il revient aux deux syndicats qui n'ont toujours pas signé d'entente, soit l'AEFO et la Fédération des enseignants de l'élémentaire, d'expliquer pourquoi ils refusent d'accepter les termes des accords conclus avec leurs collègues des réseaux catholiques anglais et public anglais du secondaire. Elle précise que ces ententes de principe ne prévoient aucune augmentation du nombre d'élèves par classe.

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