Retour

Retour à la normale au centre-ville après la marche pro-vie

La tenue de la manifestation annuelle pro-vie, jeudi, a perturbé la circulation au centre-ville d'Ottawa.

Les manifestants se sont d'abord rassemblés devant la colline du Parlement vers midi. Selon un policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur place, Ils étaient 3000 manifestants. Les animateurs de la foule ont de leur côté fait référence à 20 000 participants.

Après un rassemblement d'un peu plus d'une heure, les manifestants ont entamé leur « Marche nationale pour la vie » dans les rues du secteur

Les rues Wellington et Elgin, l'avenue Lisgar, la rue Metcalfe, l'avenue Laurier et la rue Bank ont été touchées par des fermetures. 

Dénonciation de l'aide médicale à mourir

Pendant le rassemblement, comme chaque année, des représentants de l'Église catholique ont défilé au micro pour dénoncer les avortements, ajoutant, cette année, une dénonciation de l'aide médicale à mourir.

Les parlementaires présents - neuf députés et trois sénateurs, tous conservateurs - ont exposé les mêmes arguments.

La sénatrice albertaine Betty Unger a invité les manifestants à la joindre pour empêcher l'adoption du projet de loi C-14. La vie est précieuse, a-t-elle dit, de la conception jusqu'à la mort naturelle, pas jusqu'à la mort subventionnée par le gouvernement.

À l'écart de la foule, en entrevue, la sénatrice conservatrice a admis qu'elle avait peu de moyens pour empêcher l'application du jugement de la Cour suprême du Canada et l'adoption de C-14. Elle a dit faire tout ce que lui permettaient les règles du Sénat, ajoutant qu'elle priait beaucoup.

Des participants à une contre-manifestation, organisée par le groupe La Riposte féministe, doivent aussi tenir une marche, jeudi après-midi, en partance du parc de la Confédération.

Deux arrestations mercredi soir

Par ailleurs, deux personnes ont été arrêtées, mercredi soir, à Ottawa, alors qu'elles participaient à une veillée aux chandelles pour la vie près de la rue Elgin. La jeune femme de 19 ans et l'homme de 24 ans font face à des accusations.

Selon ce que rapporte le Service de police, ils faisaient partie des deux groupes présents, soit les militants pro-vie et les militants pro-choix. Ils auraient été impliqués dans une bagarre.

L'événement était organisé en prévision de la manifestation annuelle.

Avec les informations de Geneviève Garon et Claudine Richard

Plus d'articles

Commentaires