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Revivre l'horreur en Syrie à l'ère des médias sociaux

Alors qu'en Syrie, l'affrontement entre les rebelles et les forces du régime se poursuit, les images des bombardements et des quartiers ravagés par la guerre ravivent de douloureux souvenirs.

Zackaria est arrivé au Canada il y a dix mois. Sur une tablette électronique, il regarde des images de sa ville natale, Homs, dévastée par les bombardements.

« On a vécu ça », déclare-t-il. « C'est la réalité. Ce n'est pas qu'une petite partie de la réalité. Sur place, c'est mille fois pire. »

Facebook, Twitter, Youtube, il est difficile d'ignorer ces images. Après avoir tout laissé derrière eux, les réfugiés syriens sont constamment confrontés à ces scènes de destruction.

Mustafa Allowa, tente lui, tant bien que mal d'éviter de regarder ces images. Mais il affirme vouloir voir ce à quoi ressemble son pays aujourd'hui. Là-bas, sa famille déménage de ville en ville pour fuir la guerre.

Selon le psychologue Marc Martineau, le fait d'être replongé constamment dans ces douloureux souvenirs peut nuire à la santé mentale . « C'est une population déjà prédisposée à de l'anxiété pour les prochaines années », explique t-il. « Ces images-là peuvent être fort dommageables. »

C'est extrêmement traumatisant de voir ce type d'images pour n'importe qui, surtout pour les réfugiés parce qu'il y a un sens là-dedans, une inquiétude. C'est sûr que ça ravive beaucoup de souvenirs...

Marc Martineau, psychologue

Toute la famille de Mustafa souhaite oublier ces images et ces vidéos, particulièrement son jeune fils qui a été attaqué par des rebelles syriens quelques mois avant leur arrivée au Canada.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

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