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Risque de contamination pour des patients opérés à l'Institut de cardiologie d'Ottawa

Environ 5500 patients qui ont subi une opération à coeur ouvert à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, entre 2012 et 2016, pourraient avoir été exposés à une bactérie.

Selon l’Institut, des générateurs thermiques utilisés durant ces chirurgies auraient pu entrer en contact avec une bactérie appelée Mycobacterium chimaera, susceptible de causer une infection rare.

Même si l'établissement précise que les risques d’infection se situaient en deçà de 1 %, des craintes subsistent.

La direction de l’Institut dit avoir pris connaissance des risques d'infection le 13 octobre, après en avoir été avisée par le Centre de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis. Ce n'est cependant que le 21 novembre que la direction a écrit aux patients concernés pour les informer de la situation.

En entrevue à Radio-Canada, le chef de la division de la chirurgie cardiaque à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, le Dr Mario Ruel, a affirmé que l'établissement a tout fait pour assurer la santé et la sécurité des patients.

« Nous avons eu plusieurs réunions avec des infectiologues », a-t-il dit. « Nos perfusionnistes, qui sont responsables de l'utilisation des appareils en question, ont été impliqués dans le processus visant à déterminer les meilleures mesures. »

C'est une inquiétude pour nous, c'est certain.

Dr Mario Ruel, chef de la division de chirurgie cardiaque à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa

Jusqu’à maintenant, l’Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa n’a détecté aucun cas d’infection chez ses patients.

Les appareils problématiques ont également été utilisés dans plusieurs hôpitaux au Canada, aux États-Unis et en Europe.

D'ailleurs, bon nombre de patients d’hôpitaux québécois, dans lesquels on retrouve ces mêmes générateurs thermiques, ont reçu une lettre similaire à celle envoyée par l'Institut de cardiologie.

Un appel à la vigilance

L’infection causée par la Mycobacterium chimaera se développe lentement et les symptômes qui y sont associés peuvent prendre des mois, même des années, à se manifester.

La direction de l’Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa invite les patients inquiets à communiquer avec son personnel. Elle indique que tous les patients ont accès à une ligne téléphonique d'urgence 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Ceux qui montreraient des symptômes plus sérieux seraient immédiatement pris en charge par une équipe de l'Institut, afin d'y recevoir le traitement nécessaire.

Avec les informations de la journaliste Florence Ngué-No

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