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Saint-André-Avellin « fibre » au rythme du Festival twist

Des graffitis de laine tapissent les murs, des artistes aux accoutrements colorés et des chiens bergers se promènent alors que se remplit l'immense tente aux banderoles multicolores : le Festival twist est commencé. Plus de 20 000 personnes y sont attendues à Saint-André-Avellin cette fin de semaine.

Un texte de Christelle D'Amours pour Tout inclus

Le Festival twist se dit le plus important événement canadien qui célèbre l’art du fil.

Des gens de diverses origines se déplacent pour vivre un week-end d’ateliers, de démonstrations, de conférences et de découvertes autour de la fibre textile et de la laine.

Twist, c’est plus de 70 bénévoles, une dizaine d'organisateurs et des milliers de visiteurs. La fondatrice Amélie Blanchard indique d’ailleurs que son équipe a dû tripler la dimension de la tente extérieure pour pouvoir accueillir tous ces gens dont le nombre augmente chaque année selon elle.

Un engouement grandissant pour le textile

Le Festival twist, fondé officiellement en 2011, a vu les inscriptions à ses ateliers grimper de 40 % cette année.

La fondatrice du Festival s’explique cette augmentation de l’intérêt pour la fibre textile en partie par le fait que « de plus en plus, les jeunes sont intéressés à faire les choses par eux-mêmes », nous indique-t-elle. « Le do-it-yourself [faire les choses soi-même], c’est une grande tendance en ce moment et c’est valorisant de faire quelque chose avec nos mains. »

De quoi divertir tous les publics

L’événement s’attend à accueillir encore plus de familles pour l’édition 2017 puisque des mesures ont été prises pour intéresser les enfants, mais aussi les hommes. Entre autres, un café en plein air (beer garden) a été spécialement pensé pour messieurs.

La nouveauté cette année : l’équipe Twist a davantage développé le volet agricole. Des chiens de race border collie, reconnus pour leurs habiletés de bergers, feront la démonstration de cinq techniques différentes de rapatriement d’un troupeau de moutons.

Aussi, la programmation d’activités pour enfants est complètement repensée.

« Pour nous, c’est vraiment important d’initier les enfants à l’art du fil », explique la fondatrice de l’événement, qui en profite pour mentionner un atelier de teinture au micro-ondes et un atelier de feutrage des lettres de l’alphabet.

Plus de 130 spécialistes ont été soigneusement sélectionnés pour leur expertise, selon Amélie Blanchard, qui ajoute également que l’offre a beaucoup changé depuis les débuts de l’événement. L’originalité des ateliers, la qualité et la quantité des exposants seraient incomparables, selon ses propos.

Pourquoi tant de laine?

Dans son ancienne vie, Amélie Blanchard était productrice de télévision à Montréal. Quoi de plus urbain! Elle a pourtant tout quitté en 2008 pour s’établir à Saint-André-Avellin et y élever des chèvres qui produisent du cachemire.

Amoureuse des animaux, elle concrétisait ainsi un rêve d’enfance et s’est découvert une nouvelle passion pour le monde de la fibre.

« Je cherchais des événements textiles au Québec et il n’y en avait pas », se rappelle Amélie Blanchard, qui a donc décidé de créer elle-même son événement. « J’étais dans une transition de vie, je voulais vivre de ça et j’ai lancé ce projet, un trip de coeur », ajoute-t-elle.

Elle dit en riant qu’elle a mangé du macaroni en boîte durant un an, mais que les efforts en ont valu le coup. Elle poursuit aujourd’hui sa mission de communiquer sa passion avec le plus de jeunes possible pour perpétuer l’amour de la fibre.

« Si ça prend quelqu’un comme moi d’hyper urbain pour commencer à triper à filer sa laine sur un rouet, qui prend vraiment beaucoup de temps, il doit y avoir d’autres crinqués comme moi dans le monde », nous dit-elle, les yeux brillants.

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