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Salle comble à l'hôtel de ville d'Ottawa pour parler d'Uber

Après six heures de présentations, jeudi, aux audiences sur les changements à l'industrie du taxi à l'hôtel de ville d'Ottawa, à peine une vingtaine d'intervenants ont pris la parole, sur la centaine prévue.

Le comité des services communautaires et de protection de la Ville d'Ottawa se penche sur les recommandations d'une firme d'experts qui propose la légalisation du service de covoiturage Uber.

Des représentants de compagnies de taxis et le syndicat des chauffeurs étaient présents en grand nombre pour dénoncer la réforme proposée. « On retourne dans les années 70-80 lorsque c'était un free-for-all », soutient Marc-André Way, vice-président de Coventry connection. « C'est exagéré. »

Le porte-parole d'Uber, Chris Schaffer, a été le premier à prendre la parole et s'est fait bombarder de questions pendant un peu moins de trois heures, principalement sur la sécurité de ce mode transport.

L'industrie du taxi conventionnelle demande à ce que tous les véhicules qu'utilisent les chauffeurs d'Uber soient munis de caméras pour assurer une plus grande sécurité des clients et des chauffeurs.

À plusieurs reprises, Chris Schaffer a répété que les mesures de sécurité que la Ville veut exiger, notamment les permis, inspections, vérifications et les mesures de rétroaction sur l'application d'Uber, sont suffisantes.

Uber croit que les caméras n'augmenteront pas la sécurité et constitueront une dépense supplémentaire trop importante pour les chauffeurs, qui travaillent principalement à temps partiel.

Les porte-parole de la compagnie ont d'ailleurs indiqué d'entrée de jeu que peu importe la décision de la Ville d'Ottawa, leur service était là pour rester.

Certains conseillers municipaux ont cependant souligné que depuis son arrivée à Ottawa, les chauffeurs d'Uber n'ont pas respecté les règles actuelles et ont opéré dans l'illégalité.

De son côté, la direction de Coventry Connections se dit prête à concurrencer Uber, mais veut des règles plus justes.

L'entreprise de taxi n'est cependant pas prête à perdre certains avantages concurrentiels sur Uber, comme son monopole sur les places réservées aux taxis.

Devant le nombre important de participants qui veulent prendre la parole, la présidente du comité Diane Deans indique que les travaux pourraient se poursuivre vendredi et cette fin de semaine, au besoin.

D'après les informations du journaliste Stéphane Leclerc

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