Retour

Santé publique Ottawa réfère des usagers au centre de prévention des surdoses non autorisé

Le centre d'injection supervisée autorisé situé dans le secteur du marché By à Ottawa réfère certains de ses clients au centre d'injection supervisée non autorisé (OPO) dans le parc Raphael Brunet, et ce, malgré qu'il soit illégal et controversé.

Le directeur à la protection de la santé à Santé publique Ottawa, Andrew Hendriks, se justifie en disant « qu’il s’agit ici d’une collaboration appropriée », parce qu’elle répond à un besoin.

« Le centre non autorisé a aussi déjà amené des patients ou des clients qui ont été à leur site. Ici, il y a des services qu'on ne peut pas offrir et qu’OPO peut offrir, comme le smoking drugs, l'inhalation de médicaments », a expliqué M. Hendricks.

Le centre d’injection supervisé, approuvé par Santé Canada, fait face à des règles plus strictes, ce qui l’empêche de procéder à certaines mesures.

« C’est quelque chose qu’on travaille avec Santé Canada pour modifier les politiques. On est un site intérim, c’est quelque chose qu’on a fait vraiment vite pour répondre aux besoins dans la communauté. Nous avons juste deux places où les gens peuvent s’injecter. On a seulement deux places, on est limité par l’espace qu’on a », a-t-il pris le temps d’ajouter.

Le centre autorisé a été ouvert temporairement en attendant que celui prévu dans le Centre de santé communautaire Côte-de-Sable ouvre ses portes.

Pendant ce temps... la tension grimpe

La tension a toutefois grimpé d'un cran dans le parc Raphael-Brunet depuis l'ouverture du centre temporaire autorisé.

Tous les soirs, des citoyens du quartier demandent au centre non autorisé, nommé Prévention Surdose Ottawa, de quitter le parc.

En date du 25 septembre, six plaintes avaient été déposées au 311 à ce sujet, mais depuis, les résidents appellent quotidiennement à la Ville. Les citoyens s'opposent entre autres du choix du site, parce qu'il est situé juste à côté d'un centre communautaire fréquenté par des familles.

Jeudi, un homme a notamment répandu du fumier dans le parc pour chasser Prévention Surdose Ottawa.

Plusieurs des résidents croyaient que le centre non autorisé fermerait ses portes lors de l’ouverture du centre temporaire. Les membres du centre non autorisé répliquent en disant qu’il est indispensable. En 40 jours seulement, le centre a accueilli 1400 visites, soit une moyenne de 35 visites par jour.

L’avenir du centre non autorisé est encore entre les mains des policiers.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

Plus d'articles

Commentaires