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Sécurité inadéquate à l'hôtel de ville d'Ottawa

Le nombre de gardiens de sécurité était insuffisant à l'hôtel de ville d'Ottawa le 22 octobre dernier, jour où Michael Zehaf-Bibeau a assassiné le caporal Nathan Cirillo et lancé une attaque contre le parlement.

Selon un rapport confidentiel rendu public, seulement trois agents étaient en service pour sécuriser les lieux.

Le document, produit par la firme Security Trough Safe Design Inc., met également en lumière l'absence de plan de confinement au siège de l'administration municipale.

On peut aussi lire dans le rapport que le 22 octobre les trois agents de sécurité de l'hôtel de ville ont appelé en renfort des agents responsables des règlements municipaux pour sécuriser l'endroit alors que le centre-ville d'Ottawa était paralysé.

Ces conclusions font dire à l'expert en sécurité nationale et ancien haut gradé de la GRC Pierre- Yves Bourduas que la Ville d'Ottawa doit revoir ses méthodes.

« La Ville se doit de considérer dans des situations de confinement quelles sont les alternatives. Est-ce qu'on parle d'avoir plus d'agents pour faire le confinement? Ou encore une solution qui a été adoptée par différentes institutions, une solution technologique. C'est-à-dire qu'au moment où le confinement est décrété les portes se barrent automatiquement, on n'a pas à se rendre physiquement pour verrouiller la porte », suggère-t-il.

Une vingtaine de recommandations

Alors que les élus ottaviens examinent les recommandations du rapport, le conseiller Mathieu Fleury se dit étonné par ce qu'il a pu lire.

« Je suis surpris d'apprendre qu'il n'y ait que trois agents de sécurité. Ils ont des responsabilités plus globales pour tout le bâtiment puisqu'on retrouve à l'hôtel de ville des bureaux de Service Ontario. C'est sûr qu'il y a un besoin de sécurité pour la protection des employés et du grand public », indique le conseiller.

Une vingtaine de suggestions ont été présentées à l'administration municipale pour améliorer la sécurité.

Chose certaine, peu importe les mesures qui seront prises, Mathieu Fleury ne souhaite pas qu'on diminue l'accessibilité au bâtiment.

« On n'est pas ici pour transformer l'hôtel de ville en forteresse, au contraire c'est un espace public », dit-il.

Avec les informations de la journaliste Laurie Trudel

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