La semaine a été mouvementée au Gîte Ami. Un ex-résident doit répondre à une accusation de tentative de meurtre sur une adolescente.

Un texte de Marie-Lou St-OngeTwitterCourriel

Toute la semaine, le sujet a défrayé la manchette, en plus du démantèlement du campement situé à l'arrière du refuge. Les événements tragiques ont plongé les résidents et les intervenants dans un tourbillon d'émotions.

« J'ai trouvé ça dur, cette semaine, sur le plan professionnel et personnel. C'est quelqu'un que je côtoyais tous les jours », lance Laurie, une intervenante.

Certains intervenants se sont questionnés sur leurs façons de faire. Auraient-ils pu éviter l'agression?

Chose certaine, lors de notre passage, vendredi matin, les gens qui travaillent au Gîte Ami étaient tous d'accord sur un point : il faut faire attention aux généralités et aux préjugés, selon eux.

« Je sais que les gens sont mal à l'aise par rapport à l'itinérance, mais il ne faut pas en avoir peur », explique Laurie. « Il ne faut pas penser non plus que chaque fois qu'on voit un itinérant, il va nous agresser, ce n'est pas ça. »

Connaître la clientèle

Les intervenantes que nous avons rencontrées disent ne pas se sentir menacées, même si elles se font parfois insulter ou bousculer. La relation qu'elles développent avec chaque résident leur assure une certaine sécurité, selon Laurie, qui y travaille depuis huit ans.

« Si quelqu'un hausse le ton contre moi, très rapidement, d'autres résidents vont se porter à ma défense », ajoute-t-elle.

Un manque d'intervenants

Le travail des intervenants n'est pas simple. Le Gîte Ami affiche souvent complet et le nombre d'employés ne semble pas suffisant, selon une autre intervenante, Maryse.

Elle estime que, trop souvent, elle doit passer moins de temps avec les résidents, parce qu'il n'y a pas assez d'employés.

« Quand c'est plein, c'est sûr que ça met beaucoup de pression sur nous », ajoute-t-elle. « On en a beaucoup sur les épaules et la conséquence, c'est qu'on passe moins de temps avec les usagers, parce qu'il nous manque des intervenants et c'est vraiment malheureux. »

La directrice des services cliniques du Gîte ami, Sylvie Dumaret, souligne de son côté que les problèmes de santé mentale rendent le travail au refuge beaucoup plus complexe. « Il y a beaucoup de trous de service et il faut changer les choses », reconnaît-elle.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine