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Services ambulanciers : Ottawa refuse toujours de rembourser les Comtés unis de Prescott-Russell

Le torchon brûle toujours entre la Ville d'Ottawa et les Comtés unis de Prescott et Russell quant au remboursement des frais reliés au transport ambulancier. L'absence d'une entente intermunicipale permettant aux Comtés unis d'être remboursés pour des services rendus à leur imposante voisine n'est pas sans conséquence financière.

Malgré une absence d'entente avec la Ville d'Ottawa, les ambulanciers paramédics des Comtés unis de Prescott et Russell continuent de répondre, sur une base régulière, à des appels sur le territoire de la Ville d'Ottawa.

Ils agissent ainsi parce que la Loi ontarienne sur les ambulances l'exige.

« Nos volumes continuent à augmenter à la Ville d'Ottawa », a indiqué Michel Chrétien, le directeur ses Services d'urgences des Comtés unis de Prescoot-Russell (CUPR).

Mais en coulisses, l'histoire est différente... Depuis le 31 décembre dernier, les services d'urgence des Comtés unis ne sont plus remboursés par les municipalités voisines, Ottawa et Cornwall, pour les appels auxquels ils répondent hors de leur territoire.

Ce sont donc les contribuables de la région qui doivent payer la note.

« On évalue que ça va être entre 200 000 et 300 000 $. Mais c'est un chiffre très préliminaire. Ça pourrait être plus que ça! », a évalué M. Chrétien.

Le montant final ne sera connu qu'à la fin de l'année financière.

Manque à gagner

Entre-temps, les élus des Comtés unis ont décidé de piger 100 000 $ dans les poches de leurs services d'urgence pour combler une partie du manque à gagner.

Si Michel Chrétien garde espoir d'en arriver à une entente avec la Ville de Cornwall, il ne se fait pas d'illusion à l'égard de la Ville d'Ottawa.

« On m'indique qu'à la Ville d'Ottawa, en ce moment, ils n'ont aucune directive de la gestion ou des gens qui décident à entamer des discussions pour les factures intermunicipales. »

Questionné à ce sujet, le maire d'Ottawa, Jim Watson, a indiqué que la Ville fait le nécessaire pour corriger la situation.

« On a décidé de trouver 12 autres paramédics pour aider la situation dans le centre-ville », a-t-il dit, en guise d'explication.

Mais le maire n'a pas question pour l'instant de dédommager les Comtés unis de Prescott et Russell.

« En ce moment, je pense que non. Mais si le personnel avait une entente qui est juste, certainement, on va regarder ça. »

Garder espoir

Entre-temps, le directeur des Services d'urgences des CUPR garde espoir que les discussions entamées la semaine dernière avec les autres services d'urgence de l'Est ontarien vont déboucher sur une nouvelle entente.

« Ça fait au moins un document, une formule, que nous pourrions utiliser pour "se facturer" entre nous », a laissé entendre Michel Chrétien.

Avec les informations de Denis Babin

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