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SONDAGE - Êtes-vous satisfait du travail de Maxime Pedneaud-Jobin?

Le maire de Gatineau ne fait peut-être pas l'unanimité autour de la table du conseil, mais dans la population générale, il surfe sur une vague de popularité rarement vue dans l'histoire politique de la nouvelle ville fusionnée.

Un texte de Angie Bonenfant

Le taux de satisfaction des Gatinois à l'égard du travail effectué par Maxime Pedneaud-Jobin, depuis son élection en novembre 2013, atteint 66,1 %. C'est ce que révèle un sondage de la firme Segma Recherche réalisé pour le compte de Radio-Canada, en octobre dernier.

Maxime Pedneaud-Jobin est particulièrement apprécié des anglophones ou des allophones (78 %) et des gens plus scolarisés (73 %). Il a cependant moins la cote chez les personnes âgées de 75 ans et plus (49 %).

« Le taux de satisfaction est à un niveau acceptable et intéressant pour lui », analyse le sondeur Raynald Harvey. « Mais je pense qu'il a encore du travail [à faire] d'ici la prochaine élection, s'il veut raffermir son noyau dur de partisans. »

« Mais il y a aussi peu d'opposition structurée, forte et visible au sein du conseil municipal. Dans ce sens-là, la satisfaction aurait pu être plus positive encore », ajoute Anne Mevellec professeure à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa.

Plus de popularité dans l'est de Gatineau

Sans surprise, ce sont les résidents des secteurs de Masson-Angers et de Buckingham qui estiment le travail de Maxime Pedneau-Jobin le plus satisfaisant. À l'autre bout de la ville, toutefois, à Aylmer, ils sont moins nombreux à partager cette opinion.

« À Aylmer le niveau d'insatisfaction est plus élevé », confirme M. Harvey. « Même si ce n'est pas de façon significative, on voit qu' il y a un petit peu de fragilité du côté des appuis à M. Pedneaud-Jobin. »

À Aylmer, souligne Mme Mevellec, l'insatisfaction est liée aux enjeux de développement.

« Les enjeux sont plus évidents avec un étalement urbain à marche forcée et les problèmes de congestion et de transport qui vont avec cet étalement urbain rapide », explique-t-elle.

Pedneaud-Jobin décortiqué

Depuis son élection à la mairie, Maxime Pedneaud-Jobin jouit d'une popularité qui ne fléchit pas. Les résultats d'un sondage réalisé, par la firme Segma, au mois de mars 2015, révélaient un taux de satisfaction similaire de 67 %.

À titre comparatif, le niveau de satisfaction de l'ancien maire Marc Bureau a oscillé de 70 % à 49 %, de 2005 à 2013. « Marc Bureau a toujours eu un taux de satisfaction assez faible », rappelle Raynald Harvey. « Il n'a jamais eu un noyau de gens très satisfaits dans l'historique de ses deux mandats. »

Les Gatinois qui apprécient le travail de Maxime Pedneaud-Jobin aiment surtout sa vision du développement de la Ville et sa gestion du dossier des transports en commun.

Les résidents de Masson-Angers et de Buckingham, qui ont connu les ratés de la mise en oeuvre du Rapibus, apprécient particulièrement la façon dont le maire a géré la situation.

Toutefois, son incapacité à faire avancer des projets majeurs laisse à désirer. Ce sont les résidents du secteur de Gatineau, qui ont le plus clairement exprimé leur mécontentement sur cette question.

Une majorité juge ainsi que Maxime Pedneaud-Jobin n'est pas l'homme de la situation quand vient le temps de réaliser des projets de grande envergure.

« Il reste de grands dossiers - l'aréna Guertin, par exemple - sur lesquels on attend des conclusions », note Mme Mevellec.

« Ces dossiers-là, il faut qu'ils soient terminés et bouclés d'ici la campagne électorale », poursuit-elle. « Si ce n'est pas signé, cela servira de munition gratuite pour ses opposants. »

« C'est, jusqu'à un certain point, son talon d'Achille », analyse pour sa part M. Harvey. « Maxime Pedneaud-Jobin a encore un an pour amener des choses concrètement [à la table]. »

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