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SONDAGE - L'administration Pedneaud-Jobin perçue comme plus transparente que celle de Bureau

L'administration du maire Maxime Pedneaud-Jobin à la Ville de Gatineau agit avec plus de transparence que celle de son prédécesseur Marc Bureau, selon une majorité de répondants à un sondage de la firme Segma Recherche, réalisé pour le compte de Radio-Canada.

Interrogés sur cette question, à un an environ du prochain scrutin municipal, près de la moitié des répondants (48,1 %) estiment que la nouvelle administration est plus transparente que la précédente. Un peu plus de 20 % (21,3 %) croient plutôt qu'elle l'est moins.

Aussi, 13 % des répondants jugent que la situation est restée semblable entre les deux administrations, alors que près de 18 % (17,6 %) n'ont pas d'opinion.

Rappelons que Maxime Pedneaud-Jobin avait fait de la transparence un des thèmes récurrents de la campagne électorale, qui l'a porté pour la première fois au pouvoir en 2013.

Cette perception de la transparence de la nouvelle administration arrive dans un contexte intéressant, selon Raynald Harvey, président de Segma Recherche. Il cite notamment la fuite d'un document confidentiel dans le dossier du nouvel amphithéâtre des Olympiques de Gatineau.

« Il y a eu beaucoup de critiques sur la façon dont l'administration Pedneaud-Jobin avait géré tout le travail préparatoire pour Guertin. Il a été critiqué pour son manque de transparence », souligne M. Harvey.

Par ailleurs, les jeunes répondants sont plus enclins à percevoir une plus grande transparence dans l'administration actuelle, selon les résultats du sondage.

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La transparence, une question de perception?

La conseillère Louise Boudrias reconnaît que « toutes les communications à la Ville ont été beaucoup améliorées », notamment avec les médias.

Elle souligne cependant que cette nouvelle approche avait été décidée durant le mandat de Marc Bureau, et appliquée au début du mandat de la nouvelle administration.

Idem pour les démarches entreprises par la Municipalité dans le cadre des mesures pour lutter contre la collusion et la corruption, ajoute-t-elle. « [Le maire Pedneaud-Jobin] l'a annoncé dans le cadre de son mandat, mais il y avait des travaux qui avaient été faits là-dessus avant, peut-être pas autant, mais ç'a tombé dans son mandat. »

Quant à ses critiques envers la tenue de huis clos, « c'est certain que les citoyens ne le voient pas comme nous on le voit, parce que ça se passe au conseil », constate Louise Boudrias. « Ils ne sont pas aussi interpellés par ça que moi je peux l'être. »

Elle regrette ainsi avoir été mise au courant de décisions au sujet de certains enjeux par le biais des médias, citant entre autres la Place des festivals et la lutte à l'itinérance.

De son côté, la conseillère Denise Laferrière considère qu'en matière de transparence, les administrations Bureau comme Pedneaud-Jobin sont « bonnet blanc, blanc bonnet ».

Mme Laferrière explique notamment qu'avant la tenue de conseils municipaux - qui sont webdiffusés sur le site Internet de la Ville - « souvent, on [les élus] fait une répétition générale en huis clos. Des fois, on ne peut pas poser toutes les questions quand on est en public. Peut-être qu'on est plus transparents. Mais au bout du compte, je me demande si on prend les meilleures décisions. »

Le « vrai travail » ne se ferait donc pas devant les caméras, selon elle.

Quant au maire, il reconnaît que certaines démarches pour améliorer la transparence avaient été commencées sous l'administration précédente. Il croit tout de même que son administration est allée plus loin.

« Ça fait des citoyens qui connaissent mieux leur ville. Ça fait des gens qui sont capables de porter un jugement, sur ce qu'on fait, plus éclairé et c'est positif pour la démocratie », souligne le maire.

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