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SOS Vanier critique la création d'un groupe de travail sur le projet de l'Armée du Salut

Le groupe citoyen SOS Vanier s'inquiète de voir le projet de déménagement de l'Armée du Salut franchir des étapes. Son porte-parole, Philippe Denaul,t dénonce la création par la Ville d'Ottawa d'un groupe de travail qui devra statuer sur le plan d'implantation d'un refuge de 350 lits sur le chemin de Montréal.

Ce comité, formé notamment de fonctionnaires municipaux et de représentants communautaires, doit s'attarder à des questions d'urbanisme (comme les matériaux de construction ou l'emplacement des déchets du refuge) et non à son emplacement.

Pour M. Denault, la municipalité brûle des étapes, puisque deux instances provinciales doivent encore statuer sur le zonage : l'ombudsman de l'Ontario et la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO).

« Si on ne trouve pas la possibilité de discuter de l'emplacement du refuge, de sa taille ou de l'approche proposée, [...] on ne veut pas [participer à ce groupe de travail] », a déclaré le porte-parole francophone de SOS Vanier.

M. Denault a par ailleurs demandé au conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, « d'exercer plus d'influence et plus de poids au Conseil » pour freiner l'évolution du projet de l'Armée du Salut.

« Rien ne sera bâti », assure Fleury

Le conseiller Fleury, qui s'oppose lui aussi au déménagement du refuge, appelle au calme.

« Il n'y a pas de façon légale pour moi, en tant qu'élu, de [freiner le dossier de l'Armée du Salut] », a-t-il expliqué. « Ils ont un droit, comme tout propriétaire de terrain, de soumettre un plan de site. »

L'élu a tenu à souligner que l'Armée du Salut ne pourra rien construire tant et aussi longtemps que la CAMO n'aura pas statué sur la question du zonage, ce qui peut prendre jusqu'à deux ans, selon lui.

« Demain matin, l'Armée du Salut ne peut pas bâtir sur le chemin Montréal », a-t-il affirmé.

Le groupe de travail doit se réunir pour la première fois le 17 avril. Le conseiller Fleury a indiqué qu'il se rendrait à cette première rencontre. Il n'écarte toutefois pas de se retirer du processus s'il le juge inéquitable.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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