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Suicide : une initiative pour inciter les jeunes d'Ottawa à demander de l’aide

Le suicide continue d'être parmi les causes principales de décès des jeunes au pays. Au sein des Canadiens de 18 à 24 ans, on dénombre 12 morts par suicides par tranche de 100 000 habitants, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité chez les jeunes adultes.

La capitale nationale n’échappe pas à ce phénomène. Une enquête menée par le Réseau communautaire de prévention du suicide révèle que plus de 3700 élèves d’écoles secondaires d’Ottawa disent avoir songé au suicide l’an dernier. Encore plus inquiétant, 71 % d’entre eux ont dit ne pas savoir vers qui se tourner pour demander de l’aide.

Ces statistiques sont inquiétantes pour le Réseau, qui tenait, jeudi, un événement pour conscientiser la population à l’importance de demander de l’aide lorsque surviennent des pensées suicidaires.

Selon l’organisme, il importe de former des intervenants en milieu scolaire afin qu’ils puissent intervenir auprès de jeunes aux prises avec des idées noires. Aux dires de la responsable du volet éducation et mobilisation communautaire de la section ottavienne de l’Association canadienne de santé mentale, Renée Ouimet, il faut montrer au personnel scolaire comment reconnaître les signes annonciateurs d’une possible tentative de suicide.

Il faut reconnaître les appels à l’aide. Ça peut être un jeune qui n’a soudainement plus envie d’aller à l’école, qui s’isole, qui ne rit plus, qui devient colérique.

Renée Ouimet, responsable du volet éducation et mobilisation communautaire de la section ottavienne de l’Association canadienne de santé mentale

Les vraies questions doivent aussi être posées aux jeunes. « Il faut demander directement au jeune s’il pense au suicide », dit-elle.

Des élèves mis à contribution

Le Réseau communautaire de prévention du suicide a également présenté le programme « Source de force », qui offre à des jeunes la possibilité de devenir des anges gardiens auprès de leurs camarades de classe en détresse. Ceux-ci peuvent recueillir les confidences d’élèves en proie à des pensées sombres et les orienter vers les ressources appropriées.

L’organisme espère aussi mettre fin aux préjugés et à la stigmatisation liés à la santé mentale, qui dissuadent bien des jeunes de demander une aide pourtant disponible.

Avec les informations de Josée Guérin

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