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Suicide : une initiative pour inciter les jeunes d'Ottawa à demander de l’aide

Le Réseau communautaire de prévention du suicide d'Ottawa tenait, jeudi, un événement pour conscientiser la population à l'importance d'être à l'écoute des jeunes aux prises avec des idées suicidaires. L'an dernier, 16 jeunes d'Ottawa, âgés de 16 à 24 ans, se sont enlevé la vie, un nombre beaucoup trop élevé pour l'organisme.

Pour changer les choses, le Réseau mise beaucoup sur l’intervention en milieu scolaire. Selon ses responsables, il importe de former des intervenants dans les écoles, les collèges et les universités, afin qu’ils puissent intervenir auprès des jeunes qui ont des idées noires.

Le Réseau a d'ailleurs profité de l'occasion, jeudi, pour présenter le programme « Source de force », qui offre à des jeunes la possibilité de devenir des anges gardiens auprès de leurs camarades de classe en détresse. Ceux-ci peuvent recueillir les confidences d’élèves en proie à des pensées sombres et les orienter vers les ressources appropriées.

L’organisme espère aussi mettre fin aux préjugés et à la stigmatisation liés à la santé mentale, qui dissuadent bien des jeunes de demander une aide pourtant disponible.

Savoir identifier les signes

Aux dires de la responsable du volet éducation et mobilisation communautaire de la section ottavienne de l’Association canadienne de santé mentale, Renée Ouimet, il faut montrer au personnel scolaire comment reconnaître les signes annonciateurs d’une possible tentative de suicide.

« Il faut reconnaître les appels à l’aide », a-t-elle expliqué. « Ça peut être un jeune qui n’a soudainement plus envie d’aller à l’école, qui s’isole, qui ne rit plus, qui devient colérique. »

Mme Ouimet a aussi souligné qu'il ne faut pas peur d'avoir poser des questions directes.

Il faut demander directement au jeune s’il pense au suicide.

Renée Ouimet, responsable du volet éducation et mobilisation communautaire de la section ottavienne de l’Association canadienne de santé mentale

Des statistiques inquiétantes

Le suicide continue d'ailleurs d'être parmi les principales causes de mort chez les jeunes au pays et la capitale nationale n'y échappe pas.

Une enquête menée par le Réseau communautaire de prévention du suicide révèle que plus de 3700 élèves des écoles secondaires d’Ottawa disent avoir songé au suicide l’an dernier.

Encore plus inquiétant, 71 % d’entre eux ont dit ne pas savoir vers qui se tourner pour demander de l’aide. Il est donc important de faire connaître les ressources disponibles.

Avec les informations de la journaliste Josée Guérin

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