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Sursis pour une ancienne résidence de Lester B. Pearson

La décision concernant la démolition d'une ancienne résidence de Lester B. Pearson, au 231 rue Cobourg, dans le quartier de la Côte-de-Sable, a été remise à plus tard, jeudi, par le sous-comité du patrimoine bâti de la Ville d'Ottawa.

Le sous-comité a pris cette décision à la suite de l’opposition du conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, et de plusieurs groupes dont Action Côte-de-Sable.

Les opposants ont émis de grosses réserves concernant la démolition de cette maison dans laquelle a habité pendant trois ans, dans les années 50, l'ancien premier ministre du Canada, Lester B. Pearson, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères.

La résidence est actuellement la propriété du Haut-Commissariat de l'Ouganda.

Une maison « trop endommagée »

Le Haut-Commissariat de l'Ouganda veut la démolir pour y construire un nouvel édifice de trois étages. Il a indiqué que la structure de la bâtisse, construite en 1941, est trop endommagée, surtout au chapitre des fondations, pour qu'elle puisse être rénovée.

Le Haut-Commissariat de l'Ouganda a déménagé en 2014 dans d'autres locaux, et la maison est vacante depuis ce temps.

La coordonnatrice de l'Unité des services du patrimoine à la Ville d'Ottawa, Sally Coutts, a recommandé l'approbation de la demande de démolition de l'édifice.

Elle a expliqué en être venue à cette conclusion après l'analyse de deux études d'ingénierie sur la structure du bâtiment faites par les propriétaires. Elle a indiqué que des travaux effectués dans la maison n'auraient pas réglé les problèmes identifiés.

Mais le groupe de citoyens Action Côte-de-Sable a plaidé que la disparition de cette maison, qui n'est pas classée édifice patrimoniale, mais qui est visée par la partie V de la Loi sur le patrimoine de l'Ontario, ajoute toutefois au caractère patrimonial du quartier.

Elle fait également partie d'une collection de résidences de premier ministre dans ce quartier, dans le district de conservation du patrimoine Wilbrod Laurier.

Le président du groupe, Chad Rollins, qui habite tout près de cette maison, a mis en doute la conclusion des experts des Ougandais qui ont déclaré la maison non sécuritaire.

M. Rollins a suggéré que les quatre dernières années, alors que l'édifice était vacant, ont accentué la détérioration de la structure.

Un membre du sous-comité, Sandy Smallwood, a d'ailleurs remarqué que le problème de moisissure dans l'édifice, soulevé dans le rapport d'ingénierie, provient d'une négligence des propriétaires à colmater les fuites d'eau et à entretenir correctement la toiture.

Le groupe Patrimoine Ottawa a surenchéri et qualifié la demande de démolition de « démolition en raison de négligence ».

Le sous-comité du Patrimoine bâti a recommandé aux fonctionnaires de la Ville de réexaminer la demande de démolition. Il a également demandé l'embauche d'un ingénieur en structure indépendant afin de préserver le plus possible l'édifice.

Lester B. Pearson aurait habité dans cette maison en 1957, année où il a reçu le prix Nobel de la paix.

Avec les informations de Joanne Chianello

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