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Suspension recommandée pour la conseillère Denise Laferrière

La Commission municipale du Québec conclut que la conseillère municipale de Gatineau, Denise Laferrière, a fait preuve d'imprudence en participant à une vidéo de promotion pour le projet immobilier Place des peuples du constructeur Brigil.

Même si elle reconnait que la motivation de la conseillère était d'intérêt public, la juge de la commission municipale est d'avis que sa participation à cette vidéo vantant les mérites du projet Place des Peuples a favorisé un promoteur privé.

La juge Sandra Bilodeau, qui a aussi reconnu que Mme Laferrière n'a retiré aucun avantage de cette vidéo, estime qu'elle a posé un geste malhabile avec des conséquences déontologiques. La juge a indiqué qu'elle ne met pas en cause la liberté d'expression de l'élue municipale, mais bien le canal qu'elle a choisi pour véhiculer sa position.

La juge doit toujours décider de la peine adéquate pour la conseillère, mais le procureur recommande une suspension de deux jours à la conseillère municipale. Une décision sera rendue la semaine prochaine.

Mme Laferrière était accusée par le citoyen et activiste Bill Clennett d’avoir enfreint les règles en apparaissant dans une vidéo de l’entreprise de construction Brigil. Dans la vidéo promotionnelle, parue en 2015, Mme Laferrière vante le projet immobilier Place des peuples, qui prévoit la construction de deux tours de 35 et de 55 étages dans le Vieux-Hull.

« Je pense que ce qui est important, c'est que Mme Laferrière a agi à l'encontre des règles déontologiques. Elle a eu une formation qui devait la mettre au courant de ce que'elle devait faire ou pas faire.

Mme Laferrière soutient qu'elle n'a retiré aucun avantage personnel ou financier de sa participation à la vidéo. Elle affirme par ailleurs que « tout le monde reconnait » que son commentaire était d'intérêt public, mais que « c'est le contenant qui n'était pas le bon selon [la commission] ».

« C'est sûr que je ne prendrais pas le même véhicule. Si j'avais convoqué une conférence de presse pour donner mon point de vue, là, ç'aurait été reconnu comme très correct. Et là on n'aurait pas pu m'accuser », a-t-elle déclaré.

Selon son avocat Marc Tremblay, la conseillère a simplement exercé son droit à la liberté d'expression.

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