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Taxes scolaires : l'iniquité règne toujours en Outaouais

L'écart s'est encore une fois creusé entre les commissions scolaires francophones de l'Outaouais, qui ont augmenté les taxes, et la commission scolaire anglophone Western Quebec, qui a réussi à les baisser.

Ainsi, pour une maison évaluée à 250 000 $, le propriétaire devra payer entre 650 et 850 $ de taxes dans les commissions scolaires francophones, contre seulement 342 $ à la Western Quebec.

« Présentement, le système ne fonctionne pas. Il faut revoir la taxation scolaire au Québec, parce qu'il y a beaucoup d'iniquité », a affirmé le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu.

Dans un entretien à Radio-Canada, M. Beaulieu et son homologue de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, Éric Antoine, joignent de nouveau leurs voix pour exiger de Québec un changement au modèle de taxation pour les commissions scolaires en Outaouais.

En 2014, la péréquation dans la taxe scolaire a été retirée, ce qui a fait mal à des commissions scolaires québécoises comme celle des Draveurs, qui voyait ainsi 40 % de son budget être retiré.

M. Antoine soutient que la hausse de cette année, soit de 7 % à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, devait plutôt être une diminution.

« N'eût été la migration des contribuables, que nous ne blâmons pas, nous aurions eu une diminution de 2 % des taxes. Mais présentement, nous vivons avec cette migration jusqu'à ce que le gouvernement en place prenne une décision pour atténuer les effets », a-t-il affirmé.

Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Sébastien Proulx, et la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, n'étaient pas en mesure de commenter cette affaire.

Toutefois, le ministère de l'Éducation soutient que les commentaires de M. Proulx, le 4 juillet dernier, sont toujours d'actualité.

« Vous savez, il y a un modèle qui fonctionne bien à Montréal, qui est une régionalisation de la taxe. On veut voir si on est capable de reproduire des modèles comme celui-là dans différentes régions pour mettre fin à certaines iniquités. En même temps, tout cela a des coûts pour les commissions scolaires, pour le ministère, pour le gouvernement et les contribuables. Il faut donc faire ces analyses-là et je suis en discussion avec les Finances », avait-il dit.

Or, les deux présidents soutiennent qu'un plan de taxation unique, semblable au modèle montréalais, a été présenté au ministre en avril dernier, mais que le ministre n'a pas répondu à cette demande.

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