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Temps chaud et sec dans la région : la flore rit jaune

La chaleur et le temps sec qui sévissent de part et d'autre de la rivière des Outaouais ne font pas que des heureux. Les amateurs et les professionnels du jardinage doivent redoubler d'ardeur s'ils ne veulent pas perdre leurs pousses.

Le directeur de l'entreprise Hortiplan Outaouais, Gilles Pelletier, signale que le manque d'eau fait en sorte que les produits utilisés pour traiter l'herbe ou les plantes sont moins efficaces. « Même l'eau a de la difficulté à pénétrer tellement c'est sec », dit-il, ajoutant que le sol devient tellement sec qu'il est aussi dur que du ciment.

Il prévoit des ravages du ver blanc à l'automne et au printemps si les conditions météorologiques actuelles demeurent similaires longtemps. Ce ver se nourrit par les racines de la tourbe. Le sol étant très peu absorbant, les vers ont une plus grande chance de survie, selon M. Pelletier.

Selon Gilles Pelletier, les gens doivent davantage prendre soin de l'herbe avec des temps secs. « On bat des records » à son avis. « On est vraiment à l’opposé de l’année passée. »

Pour sa part, le directeur du Centre Jardin Lauzon, Jonathan Lauzon, conseille aux gens d'irriguer leur jardin tôt le matin. « Si on arrose le soir, l’humidité reste et peut causer des maladies chez les plantes », explique-t-il. Il affirme aussi que partir en vacances sans s’assurer de l’arrosage du jardin mènera à sa perte.

Il suggère l’installation d’arrosoirs munis de minuteries pour que les plantes soient hydratées, mais rappelle de bien surveiller la réglementation municipale, qui pourrait interdire l’arrosage durant certaines périodes.

Les municipalités prennent des mesures

Du côté de la Ville d'Ottawa, des équipes parcourent les parcs pour arroser les jeunes arbres, qui sont plus susceptibles d'être touchés par le temps chaud et sec, affirme la directrice du Service des parcs, des forêts et des eaux pluviales, Leila Gibbons.

Elle indique par ailleurs que la Ville d'Ottawa a suspendu les opérations de coupe d'herbe dans ses parcs pour ne pas endommager les racines et le gazon.

À Gatineau, le Service des communications de la Ville indique dans un courriel que des préposés travaillent le jour et le soir pour effectuer des tournées de surveillance afin d'appliquer la réglementation relative à la consommation d'eau, limitée en temps de sécheresse, « comme c'est le cas en ce moment ».

« Au total, en date du 11 juillet 2018, 329 constats [d'infraction] ont été donnés. [...] Le non-respect du règlement sur l’arrosage est passible d’une amende de 200 $, plus les frais d’administration, pour une première infraction », souligne la Ville.

Impacts ressentis chez les agriculteurs

L'absence de précipitations retarde aussi la croissance des récoltes des agriculteurs.

La terre argileuse est pratiquement devenue aussi dure que le ciment, ce qui freine la progression des racines des plantes dans le sol pour trouver de l'humidité et des nutriments.

« Ça prendrait 30 millimètres de pluie sur une longue période » actuellement pour que le sol soit en mesure de produire à pleine capacité, affirme le président du conseil d'administration de l'organisme Grain Farmers of Ontario, Markus Haerle. « Quand un sol est sec comme ça, ça prend une pluie lente et longue pour que l'eau puisse bien pénétrer dans le sol », explique-t-il.

De son côté, le représentant à la production végétale de la COOP d'Embrun, Jovan Dozet, estime à ce stade-ci de l'année avoir seulement un quart des précipitations habituelles. « On a un peu peur que ça affecte les rendements à la fin de l'année », laisse-t-il entendre.

Avec les informations d'Audrey Roy

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