Les relations entre des employés représentés par la Fédération interprofessionnelle en santé du Québec (FIQ) secteur Gatineau et son employeur sont parfois tendues, parfois inexistantes. Une dizaine de membres, la plupart des infirmières, ont d'ailleurs profité du conseil d'administration du Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l'Outaouais pour se faire entendre.

Un texte de Jérémie Bergeron

« Personnel de l'administration difficile à rejoindre, manque de respect de la vie privée, employeur qui refuse de fournir les détails des absences », les reproches faits par la FIQ-Gatineau sont multiples.

« C'est un manque total de respect envers nos employés », explique Lyne Plante, porte-parole de la FIQ-Outaouais.

Une ex-employée du CISSS de l'Outaouais, Nabila Mrini, a d'ailleurs tenu à raconter son histoire devant le conseil d'administration.

Après plusieurs années de congés de maladie pour diverses raisons, le CISSS de l'Outaouais l'aurait congédié lorsqu'est venu le temps pour elle de réintégrer le travail, pour un trop haut taux d'absentéisme.

L'ancienne infirmière assure n'avoir jamais été absente sans aucune autorisation.

Des salariés aptes au travail toujours en attente

Selon un document remis aux administrateurs du CISSS de l'Outaouais, plus d'une dizaine de salariés en congé seraient aptes au retour travail, mais sont toujours en attente d'un suivi auprès du bureau de santé. Certains voudraient même regagner le travail le plus tôt possible, mais sont sans nouvelles depuis huit mois.

Toujours selon la FIQ - Gatineau, ces employés en attente d'un retour au travail sont toujours payés par l'assurance salaire, ce qui représenterait des dépenses de plus de 250 000 $ pour l'employeur, le CISSS de l'Outaouais.

L'employeur réagit

Une rencontre a été faite avec l'employeur à la fin du mois de novembre, mais rien ne change, dénonce la FIQ-Outaouais. De son côté, lors de la soirée du conseil d'administration, le président-directeur-général du CISSS de l'Outaouais, Jean Hébert, s'est dit « surpris » de la situation.

« Ce sont des allégations que nous prenons très au sérieux, mais qui doivent être vérifiées », explique le président-directeur-général.

Monsieur Hébert a toutefois voulu rappeler que se présenter à une consultation publique du conseil d'administration n'était pas le moyen à privilégier pour se faire entendre.

« Il y a des canaux qui sont plus appropriés pour discuter des relations de travail et des problématiques », soutient-il.

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