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Thurso se réjouit d'un rapport sur la qualité de l'air

Le maire de Thurso, Benoit Lauzon, se montre satisfait, mercredi, au lendemain du dévoilement des conclusions d'une étude sur la qualité de l'air dans sa municipalité, où les problèmes d'odeurs nauséabondes ont souvent fait les manchettes.

« Ça démontre qu'il n'y a aucun problème pour la santé », se réjouit le maire.

En entrevue à l'émission Les matins d'ici, l'élu reconnaît toutefois que les émanations pouvaient engendrer certains désagréments, comme une irritation du nez et de la gorge, si les normes de particules en suspension sont dépassées. « Ce sont des risques qu'il pourrait y avoir », soutient-il.

Le maire souligne que les odeurs émanant de l'usine Fortress ont récemment changé avec la production de pâte cellulosique, ce qui a causé des inquiétudes chez certains citoyens.

M. Lauzon ajoute par ailleurs que Fortress travaille de concert avec la Municipalité pour continuer à améliorer la situation.

« On s'en va dans la bonne direction. [...] Il y a des investissements encore de 3 millions qui vont être faits au niveau des cheminées pour réduire les senteurs encore », précise-t-il.

Des émanations qui proviennent surtout des eaux usées

De son côté, Marco Veilleux, vice-président du développement des affaires et projets stratégiques chez Papier Fortress, se montre aussi satisfait des résultats de l'étude.

« Ça confirme nos efforts d'amélioration qui doivent s'orienter vers le traitement des eaux usées », souligne-t-il. Il précise que les émanations proviennent à 70 % du traitement des eaux usées, alors que le reste provient des activités de l'usine.

Des modifications seront apportées dès l'automne afin d'améliorer la situation. Les citoyens seront aussi invités à prendre des échantillons dans leur environnement aux fins d'analyse externe.

Santé publique émet un bémol

Un responsable de la Santé publique en Outaouais émet un bémol face aux résultats d'une étude sur la qualité de l'air à Thurso.

Si l'analyse a réjoui le maire, l'adjoint médical au directeur régional de la Santé publique pour l'Outaouais, Jean-Pierre Courteau, souligne que les concentrations de certains gaz contenant des molécules de soufre dépassent les normes d'acceptabilité sociale des odeurs.

Ces symptômes sont réversibles, selon M. Courteau. Un résident qui décide de déménager pourrait voir ses symptômes disparaître.

La Santé publique a participé à l'analyse des résultats des tests réalisés par le Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec à l'aide d'un laboratoire mobile.

La présentation du rapport du TAGA sur la qualité de l'air à Thurso

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