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Top 5 des chansons francophones inspirées par le pot

Herbe. Joint. Marijuana. Pétard. Le lexique vaporeux cultivé par cette substance bientôt légale a nourri l'imaginaire poétique des paroliers de chez nous. Voici une liste de lecture aux effets euphorisants. À consommer sans modération.

Un texte de Stéphanie Rhéaume

1- Entr’ deux joints, 1973

La discographie de Robert Charlebois témoigne de l’esprit bohème de sa jeunesse. Ordinaire, en 1970, fait allusion à son envie de fumer du pot. Lindberg s’écoute comme le trip hallucinogène de Louise Forestier et de l’icône bouclé.

Dans son répertoire enfumé, Entr’ deux joints demeure un classique de la chanson québécoise. Parue en 1973 sur l’album Solidaritude, la chanson est une collaboration entre Pierre Bourgault et Robert Charlebois.

Écrite pour l’essentiel par le militant indépendantiste, ce succès instantané s'inscrit comme un appel à l’action.

Dans la biographie de Bourgault écrite par Jean-François Nadeau, Charlebois raconte d’ailleurs avoir vécu une soirée bien arrosée et « jointée » avec Pierre Bourgault lorsqu’il lui a offert cette chanson.

2- Pourquoi se droguer, 1991

La formation Rock et Belles Oreilles aurait bien pu faire ses choux gras en proposant ses tubes pour des campagnes sociales.

La bande à l’humour irrévérencieux avait lancé Arrête de boire en 1986, avant de propulser Pourquoi se droguer cinq ans plus tard.

Dans ce vers d’oreille, le personnage de Ringo Rinfret, un chanteur narcissique interprété par Bruno Landry, confie comment il s’est sorti de l’enfer de la drogue.

Pour les nostalgiques de Ringo Rinfret, la prestigieuse étiquette Audiogram a chapeauté un disque complet du clown kitch en 2003. Le titre est d’une honnêteté désarmante : N’achetez pas ce disque.

3- Pourquoi pourquoi pour ne pas fumer, 1991

Le quintette québécois Grimskunk façonne à ses débuts un démo bilingue avec des hits qui auront été adoptés par un public jeune avide d’un rock solide.

Certains nostalgiques se rappelleront sans aucun doute de l'insolente Mange d’la marde. Mais c’est une question capitale qui donnait le ton dans les premières secondes de l’opus : Pourquoi pourquoi ne pas fumer ?

L’album Autumn Flowers Rerolled a été enregistré à l’origine dans une cuisine. Le premier-né de Grimskunk a trouvé un second souffle cinq ans plus tard, puisqu’une nouvelle version a été concoctée au Studio plante verte. (Ça ne s’invente pas!)

4- Johnny Go, 1996

Le personnage au coeur de cette chanson de Jean Leloup est accablé par le vide d’une rupture amoureuse.

Plus de 20 ans ont passé depuis la parution de cette pièce sur l’album-culte Le dôme.

Transposé aujourd’hui, le pauvre homme au coeur brisé aurait pu fumer son herbe sans remords.

À réécouter en prêtant attention au rap du jeune James Di Salvio du collectif Bran Van 3000. Le vidéoclip a d'ailleurs été réalisé par ce dernier.

5- Marijuana, 2000

Serge Robert, alias Mononc’ Serge, n’a pas l’habitude de porter des gants blancs. Avec Marijuana, l’ancien contrebassiste du groupe Les Colocs signe une réplique décapante contre la répression policière.

La chanson apparaît pour la première fois sur 13 tounes trash et devient rapidement un succès sur les ondes des radios communautaires.

Le groupe métal Anonymus a vent de cette proposition fumiste et propose au chanteur une collaboration. Marijuana connaît son apogée dans cette nouvelle mouture surprenante sur L’Académie du massacre en 2003.

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