Retour

Toujours plaisant d'être fonctionnaire, malgré Phénix

Malgré les déboires entourant le système de paye Phénix, le gouvernement fédéral demeure un employeur de choix et la fonction publique un lieu de travail idéal, aux dires des fonctionnaires rencontrés mardi, lors d'une activité organisée dans le cadre de la Semaine nationale de la fonction publique.

Même si le moral est bas et la frustration est grande, les fonctionnaires continuent d’aimer leur emploi.

« Est-ce que je suis heureux d'être un fonctionnaire? Oui. C'est une belle région et c'est un beau type d'emploi », avance Luc, un employé fédéral de longue date.

« De façon générale, j’ai été bien traité », explique Daniel qui est à l’emploi de la fonction publique depuis 1990. « Évidemment, il y a eu des périodes plus difficiles, mais dans l’ensemble c’est très bon. »

« Certains de mes collègues ont encore des problèmes avec Phénix et cela fait en sorte que la fête est un peu entachée », nuance Robert. Le goût de célébrer est toujours là, mais Phénix est un nuage noir plane au-dessus de sa tête.

« L'année dernière, nous étions tous extrêmement irrités de célébrer la Semaine nationale de la fonction publique compte tenu du gouvernement en place », résume Emmanuelle Tremblay, présidente de l'Association canadienne des employés professionnels. « Je dirais que les émotions sont beaucoup plus mitigées, cette année. »

« Présentement avec Phénix et les contraintes budgétaires, ça met toujours un bémol [au sentiment de valorisation] », corrobore Diane qui, après 35 ans de service, est sur le point de prendre sa retraite. N’eût été sa mésaventure avec le système de paye, elle savourerait paisiblement ses dernières heures au sein de la fonction publique.

Opinion publique défavorable

La Semaine nationale de la fonction publique a été instaurée en 1992 par le gouvernement fédéral dans le but de « reconnaître la valeur des services rendus » par ses employés. Cette semaine spéciale est aussi une occasion de sensibiliser les Canadiens au dévouement des employés fédéraux envers leur travail.

Les fonctionnaires que Radio-Canada a rencontrés se sentent valorisés, mais avouent que l'opinion publique peut parfois être cruelle et les préjugés tenaces.

« Moi, ce qui me fascine, c'est que [malgré Phénix] personne n'a décidé de ne pas entrer au travail, même si ça faisait deux, trois, huit semaines qu'ils n'étaient pas payés. Ça démontre à quel point l'engagement des employés pour le service public est profond et les gens sont dévoués à leur tâche », relance Emmanuelle Tremblay.

« Le rôle et les tâches pour le grand public sont un peu obscurs. On ne comprend pas nécessairement quel est notre rôle au jour le jour. Pour un fonctionnaire tel que moi, je trouve ça frustrant », souligne Marie-Mai.

« Il y a des critiques qu'on nous met sur le dos qui ne sont pas propres juste aux fonctionnaires. Certaines autres personnes peuvent être responsables [de problèmes] », rappelle Michel, un employé de la fonction publique fédéral.

« On est de façon générale assez critiqué et je crois qu’on pourrait être mieux valorisé dans notre travail [par le public]. »

Avec les informations de la journaliste Josée Guérin de l’émission Sur le vif

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine