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« Tout le monde a commencé à courir » : des voyageurs d’Ottawa racontent le chaos à Fort Lauderdale

Lorsque Paul Finn, un voyageur d'Ottawa, a posé les pieds sur le tarmac de l'aéroport international Fort Lauderdale-Hollywood, il ne voyait qu'une seule façon de décrire la scène.

« L'ambiance était sinistre », lance celui qui est demeuré plus de sept heures dans l'avion, vendredi, lorsqu'un tireur a tué cinq voyageurs et blessé huit autres dans l’aéroport.

Un vétéran de la guerre d’Irak, Esteban Santiago a été formellement accusé d’acte de violence avec une arme à feu ayant causé la mort. Le jeune homme de 26 ans, qui devrait comparaître à Fort Lauderdale lundi, risque la peine de mort.

« Tout le monde a commencé à courir » : chaos à l'aéroport de Fort Lauderdale

Paul Finn et son épouse Sharon Finn se préparaient à décoller vers 13 h, vendredi, lorsque leur fils leur a téléphoné, en disant qu'il y avait eu des tirs dans l’aéroport.

Pendant les sept prochaines heures, les Finn et le reste des passagers sont restés sur le tarmac, incapables de quitter l'avion tandis que la police descendait vers le terminal.

« Les gens sont restés calmes », souligne M. Finn, qui précise que l’équipage a agi de manière très professionnelle. « L'équipage était formidable. Il continuait à nous apporter de l'eau, des bretzels et des chips. »

Personne ne pleurait. Personne ne paniquait. Personne ne se levait et ne disait : "Je veux descendre de cet avion."

Paul Finn, voyageur d'Ottawa

Sharon Finn ajoute qu’une grande confusion régnait quand même et que tous les passagers essayaient d'obtenir des informations sur leur téléphone en même temps.

« Mais nous étions chanceux d’être comme dans un petit cocon. Je pense que c’est pour ça que c’était si calme, parce que nous savions à quel point nous étions chanceux d’être dans l’avion », explique-t-elle.

Vers 20 h, l'avion a fini par être ramené au terminal et les Finn et le reste des passagers ont pu débarquer.

« Nous sommes descendus de l'avion. Ils ont dit : "Allez tout droit." Il y avait des gardes armés là-bas, et dans le hall, il y avait des ordinateurs portables abandonnés et des porte-monnaie lancés sur le sol », se souvient avec émotion Paul Finn.

C'était plutôt étrange, un peu effrayant et silencieux.

Paul Finn, voyageur d'Ottawa

Heureuse d'être à la maison

Une autre passagère, Barbara Hershorn, raconte que c’est au moment de constater les dégâts de la fusillade qu’elle a compris l'étendue de ce qui s'était passé.

Au téléphone, elle dit qu'elle est extrêmement soulagée d'être de retour à Ottawa avec son mari.

Heureuse d'être à la maison et reconnaissante. Nous étions au bon endroit au bon moment.

Barbara Hershorn, voyageuse d'Ottawa

Son mari Larry Hershorn partage son soulagement. Il a passé presque deux heures vendredi à essayer de savoir si sa femme allait bien.

« Ça arrive tous les jours quelque part dans le monde, mais quand ça vous frappe si près de chez vous, vous réalisez combien vous êtes vulnérable comme individu, comme être humain », dit-il.

Après avoir quitté l'avion, les passagers ont été emmenés dans des hôtels. La famille Finn et Barbara Hershorn ont atterri à Ottawa, samedi soir.

« Ça a été un long voyage, mais tout va bien », dit Paul Finn. « Nous sommes tous sains et saufs. »

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